Retraites : François Fillon et Eric Woerth sur France 2 jeudi prochain

Publié le 03/09/2010
« Le ministre en charge » défendra la réforme
Retraites : François Fillon et Eric Woerth sur France 2 jeudi prochain
Retraites : François Fillon et Eric Woerth sur France 2 jeudi prochain
« Le ministre en charge » défendra la réforme

L'Est Républicain, Vendredi le 03 Septembre 2010 / Ouverture France-Monde

 

FRANÇOIS FILLON a redit que la réforme serait « conduite par le ministre en charge qui ira la défendre devant le Parlement », mais sans prononcer le nom du ministre. C'est bien évidemment Eric Woerth, a-t-on précisé dans son entourage, et « toute autre interprétation serait pure malveillance ».

Mais la participation de François Fillon jeudi prochain à une émission télévisée consacrée aux retraites a été perçue comme un nouveau camouflet à Eric Woerth, déjà considéré comme une des victimes du remaniement annoncé pour novembre.

« Il est mort politiquement »

« Il est mort politiquement et ne sera pas reconduit, c'est clair », parie sans l'ombre d'un doute un cadre de la majorité.

Ces derniers jours, le ministre est apparu les traits tirés, physiquement marqué par deux mois de polémique. « Il a une très grande lassitude », dit un membre de l'UMP.

Peut-il tenir le vif débat qui s'annonce dès mardi sur les retraites ? Les députés PS le jugent « totalement disqualifié ». Un avis partagé par le PCF et le NPA, qui réclament de nouveau sa démission, en plus du retrait de la réforme.

Pour Benoît Hamon, porte-parole du PS, les « mensonges » d'Eric Woerth invalident la parole de Nicolas Sarkozy et François Fillon qui, « en toute connaissance de cause (l')ont protégé ».

Roland Cayrol (CSA) juge « curieuse » la stratégie de défense du ministre « consistant à faire un pas en avant, avec dans un premier temps des dénégations, puis deux pas en arrière ».

« La solution qui mettrait tout le monde à l'aise serait que le ministre prenne lui-même la décision de partir », ajoute le politologue.

Pour l'heure Eric Woerth tient son rôle de ministre du Travail et a justifié, hier, le décalage à 67 ans de l'âge de départ à la retraite à taux plein et repoussé de ce fait la proposition du leader de la CFDT François Chérèque de le maintenir à 65 ans.