Retraites : la mobilisation s'affirme, le désordre s'installe

Publié le 20/10/2010
Manifestations, blocages, grèves...La situation sociale s'envenime.
Retraites : la mobilisation s'affirme, le désordre s'installe
Retraites : la mobilisation s'affirme, le désordre s'installe
Manifestations, blocages, grèves...La situation sociale s'envenime.

L'Est Républicain, Mercredi le 20 Octobre 2010 / France-Monde / PARIS

 

La situation sociale s'est envenimée hier avec la multiplication de blocages de centres nerveux de l'économie et la poursuite de l'agitation lycéenne, sur fond de nouvelles manifestations massives contre la réforme des retraites sur laquelle le gouvernement reste inflexible.

Pour la troisième fois en huit jours et la sixième depuis la rentrée, plus d'un million de salariés et de jeunes, quelles que soient les sources, ont défilé dans 277 villes - un nombre record, selon la CGT - à une semaine de l'adoption définitive du texte par le parlement.

Selon la CGT, ils étaient 3,5 millions, autant que lors du «pic» du 12 octobre, soit «un niveau exceptionnel» selon son leader Bernard Thibault. Mais ils étaient 1,1 million, selon le ministère de l'Intérieur (1,23 million le 12 octobre). Les entreprises commencent à tourner au ralenti car le personnel peine à se rendre au travail, surtout en zone rurale, selon la CGPME.

Mais l'humour était aussi au rendez-vous dans les rues. «Les vieux au boulot et les jeunes au bistrot, NON. Les jeunes au turbin, les vieux au jardin, OUI», lisait-on sur la pancarte de jeunes à Auch.

Les syndicats, qui se réunissent jeudi, sont confrontés maintenant à un casse-tête, avec le vote imminent du Sénat combiné aux vacances de la Toussaint dès vendredi. Il faut trouver «une autre réponse», a estimé le numéro un de la CFDT François Chérèque.

Pour Jacques Voisin (CFTC), il faut «trouver les conditions d'une mobilisation maximum» après les vacances. «Une fois votée, la réforme restera injuste», renchérit la FSU. Seule la CFE-CGC, qui ne veut «pas cautionner les dérapages», propose une «pause».