Retraites : une piqûre de rappel

Publié le 23/11/2010
Cinq syndicats appellent à une journée d'action interprofessionnelle « multiforme » aujourd'hui sur le thème des retraites mais aussi des salaires, de l'emploi et des conditions de travail. Mais son ampleur s'annonce limitée près de deux semaines après la promulgation de la loi.
Retraites : une piqûre de rappel
Retraites : une piqûre de rappel
Cinq syndicats appellent à une journée d'action interprofessionnelle « multiforme » aujourd'hui sur le thème des retraites mais aussi des salaires, de l'emploi et des conditions de travail. Mais son ampleur s'annonce limitée près de deux semaines après la promulgation de la loi.

© Le Républicain Lorrain, Mardi le 23 Novembre 2010 / IG /

 

 

 

Ayant décidé, le 8 novembre, de refermer le chapitre des mobilisations nationales massives avec l'entrée en vigueur de la réforme, l'intersyndicale veut montrer, selon Annick Coupé (Solidaires), qu'« il y a une continuité du mouvement social et que 'la page retraites' n'est pas tournée ». Cela restera « durablement une question d'actualité, avec le début de la négociation sur les retraites complémentaires dès le 25 novembre, la parution des décrets de la réforme », puis le débat de l'élection présidentielle, selon les syndicats.

FO, la CFTC et la CFE-CGC ont choisi de se tenir à l'écart de cette journée d'action, programmée avant les derniers cortèges d'importance contre la réforme, le 6 novembre, marqués par un essoufflement de la participation (entre 375 000 et 1,2 million de manifestants, selon les sources). La responsabilité des initiatives a été laissée à la libre appréciation des organisations professionnelles et territoriales. Les arrêts de travail seront peu nombreux. A la SNCF, seul SUD-Rail a déposé un préavis de grève pour permettre de « couvrir les cheminots souhaitant participer aux actions et manifestations ». Des préavis de grève ont aussi été déposés dans 19 réseaux de transports urbains. Des manifestations, ou des rassemblements, auront lieu un peu partout, y compris dans des villes moyennes ou petites, souvent après la fin de la journée de travail. Elles auront pour cible les sièges locaux du Medef, les préfectures ou des permanences UMP, comme celle de la secrétaire d'Etat Nadine Morano à Toul, et prendront parfois la forme de « pique-niques revendicatifs » ou « citoyens », comme à Lille. A Dijon, les organisateurs prévoient une manifestation « lumineuse et bruyante ». A Paris, un cortège partira de l'Opéra pour rejoindre la Bourse et les manifestants formeront une chaîne humaine autour de l'édifice. Le numéro un de la CGT Bernard Thibault sera là, mais pas François Chérèque (CFDT).