Roger Dillensegrer, Secrétaire général adjoint Unsa-Cheminots

Publié le 26/03/2011
« Jusqu'alors à la SNCF, c'est toujours la CGT qui tranchait. Aujourd'hui, un autre mouvement syndical se dégage ». 37,3 % des voix à la CGT, 21,4 % pour l'Unsa 17,3 % pour Sud-Rail et 13,7 % à la CFDT...
Roger Dillensegrer, Secrétaire général adjoint Unsa-Cheminots
Roger Dillensegrer, Secrétaire général adjoint Unsa-Cheminots
« Jusqu'alors à la SNCF, c'est toujours la CGT qui tranchait. Aujourd'hui, un autre mouvement syndical se dégage ». 37,3 % des voix à la CGT, 21,4 % pour l'Unsa 17,3 % pour Sud-Rail et 13,7 % à la CFDT...

© L'Est Républicain, Samedi le 26 Mars 2011 / France-Monde 
 

Roger Dillensegrer, quel est le message qui se dégage en priorité du résultat des élections à la SNCF ?

Notre score s'améliore de 3,6% qui fait suite à un + 4% en 2009. Donc, sur l'échiquier syndical de la SNCF, ça conforte notre deuxième position. C'est doublement important : avec les fédérations syndicales réformatrices comme la CFDT, nous dépassons désormais le seuil fatidique des 30 % pour pouvoir tenir un vrai rôle. Et c'est d'autant plus important que des dossiers majeurs nous attendent pour les trois années à venir : ouverture de la concurrence, réorganisation de l'entreprise, conditions de travail.

L'électorat se dégagerait-il partiellement d'un discours trop vindicatif ?

Dans un contexte moderne et évolutif, il y a eu mobilisation des petites structures syndicales sur notre aptitude à négocier, au détriment de centrales contestataires parfois à l'origine de blocages. C'est un constat : Sud-Rail stagne, la CGT baisse de 2 % et perd autant de voix que celles que nous gagnons (3300 voix). Pour notre part, on ne va pas bloquer pour bloquer, nous gardons notre position réformiste de nature.

Quelle va être la première conséquence de ce paysage syndical redessiné ?

Nous sommes désormais dans une situation nouvelle. In fine, jusqu'alors, c'était toujours la CGT qui tranchait. Aujourd'hui, un autre mouvement syndical se dégage, qui a le potentiel de faire tout autant entendre sa voix.

L'Unsa fait sans doute partie des syndicats les moins identifiés...

Nous sommes favorables aux positions réformistes, avec un cadre contractuel autour d'un message gagnant-gagnant. Bien évidemment, il ne faut pas céder sur tout, mais nous misons sur des évolutions négociées dans un cadre contractuel.

Recueilli par Antoine PETRY