Routiers : Bussereau met tout son poids

Publié le 08/12/2009
Bussereau a poursuivi ses efforts pour tenter d'éviter une grève des routiers à partir de dimanche soir en désignant un médiateur.
Routiers : Bussereau met tout son poids
Routiers : Bussereau met tout son poids
Bussereau a poursuivi ses efforts pour tenter d'éviter une grève des routiers à partir de dimanche soir en désignant un médiateur.
Les syndicalistes ont été reçus au ministère des Transports.  Ici Maxime Dumont (CFDT) et Richard Jaubert (CGT). Photo AFP   
A l’issue d’un entretien avec les syndicats des quelque 500 000 salariés du transport routier de marchandises qui, mécontents des propositions patronales sur les salaires, ont appelé à une grève à partir de dimanche à 21h30, le secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a affirmé qu’il «  peut y avoir un accord » d’ici à la fin de la semaine, «  c’est la tâche que je m’assigne », Trois membres d’un cabinet spécialisé ont été chargés de rapprocher les points de vue entre le patronat et les syndicats que Bussereau juge «  éloignés aujourd’hui mais rapprochables ». Les médiateurs ont commencé dès hier soir à discuter avec les représentants de l’intersyndicale (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) dans la salle même où venait de s’achever l’entretien des syndicalistes avec Bussereau. Le secrétaire d’Etat espère réunir patronat et syndicats autour d’une table au ministère des Transports demain, avant le conseil des ministres, pour discuter «  à partir des premières conclusions du médiateur ».

Un calendrier 

Selon lui, «  il y aura deux types de discussions » : la première, portant sur le court terme, devrait aborder les problèmes salariaux et aboutir à «  un accord de bonne volonté réciproque » d’ici à la fin de la semaine, permettant d’éviter la grève ; la deuxième série de discussions se tiendrait à la rentrée de janvier et porterait sur les problèmes de fond de la profession. Bussereau a assuré que le gouvernement serait «  l’honnête garant du respect » de ce calendrier portant sur le long terme. C’est «  un ministre qui clairement prend les choses en main », s’est réjoui Maxime Dumont, secrétaire général de la CFDT Transports, premier syndicat du secteur. Les syndicats, qui dénoncent une paupérisation des routiers, mettent en avant une série de revendications salariales : passage à un salaire de 10 euros brut de l’heure pour les coefficients les plus élevés, 4 % d’augmentation pour les cadres, 4 % pour l’augmentation des frais de déplacement, un 13e mois pour tous, une grille d’ancienneté identique pour tous. Ils demandent aussi une mutuelle de branche. Bussereau «  a bien écouté nos demandes » et «  je pense qu’il y a des choses qui vont se développer », a déclaré Richard Jaubert pour la CGT-Transports en se félicitant du maintien de l’unité syndicale. Le mouvement des routiers ne devrait pas comporter d’opérations escargot sur les routes ou aux péages mais des blocages d’entrepôts, menaçant ainsi les approvisionnements alimentaires juste avant les fêtes de fin d’année.

Publié le 08/12/2009 (France et Monde)