Routiers : le blocus évité de justesse

Publié le 12/12/2009
Les syndicats ont levé leur appel à bloquerles plateformes de ravitaillement avant Noël,après avoir obtenu hier un accord sur les salaires.
Routiers : le blocus évité de justesse
Routiers : le blocus évité de justesse
Les syndicats ont levé leur appel à bloquerles plateformes de ravitaillement avant Noël,après avoir obtenu hier un accord sur les salaires.

Le Républicain Lorrain, Samedi le 12 Décembre 2009 / IG

Après trois séances de négociations-marathon, les syndicats et TLF, seule organisation patronale du secteur routier à être restée jusqu'au bout, sont parvenus hier soir à un accord qui met fin au mot d'ordre de grève et à la menace pesant sur les approvisionnements de Noël. Et ce même si trois organisations patronales (FNTR, Unostra, OTRE) avaient claqué la porte la nuit précédente.
L'accord a été signé par l'organisation patronale Transport et logistique de France et les cinq organisations syndicales qui appelaient à la grève (CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC), en présence du secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau. Il prévoit notamment des hausses de salaires allant de 2,9 % pour les plus hauts salaires à 4 % pour les plus bas. « Le gouvernement s'attachera à ce que cet accord entre très rapidement en vigueur », c'est-à-dire « dès le début de 2010 », a déclaré Bussereau.

La signature de TLF permet que l'accord s'applique dans un premier temps aux entreprises adhérentes à cette organisation, et dans un deuxième temps, à toute la profession, si le ministre du Travail décide son extension, au terme d'une procédure durant plusieurs semaines. La balle est donc désormais dans le camp du gouvernement, l'opposition d'organisations patronales pouvant seulement retarder le processus.
La FNTR a dénoncé de son côté un « marché de dupes », car « les 100 millions d'euros engagés dans cette affaire par l'Etat » en contrepartie partielle des augmentations salariales, « avaient déjà été promis au secteur pour compenser une partie de la taxe carbone ».

« Le Secrétaire d'Etat aux transports nous a obligés à négocier dans l'urgence, non pas en conclusion d'une analyse partagée, mais pour ne pas contrarier les mangeurs de dinde du prochain réveillon », a déploré de son côté l'Unostra. Pour l'Otre, si cet accord est validé, il risque « de creuser la tombe d'un très grand nombre de PME du secteur dans les 12 prochains mois ».