RSA jeunes : seulement 3 400 bénéficiaires

Publié le 05/12/2010
« Seuls 3 400 » jeunes âgés de 18 à 24 ans bénéficiaient fin novembre du Revenu de solidarité active (RSA), élargi aux moins de 25 ans début septembre, rapportait hier Le Parisien/Aujourd'hui en France, citant des chiffres de la Caisse nationale d'allocations familiales.
RSA jeunes : seulement 3 400 bénéficiaires
RSA jeunes : seulement 3 400 bénéficiaires
« Seuls 3 400 » jeunes âgés de 18 à 24 ans bénéficiaient fin novembre du Revenu de solidarité active (RSA), élargi aux moins de 25 ans début septembre, rapportait hier Le Parisien/Aujourd'hui en France, citant des chiffres de la Caisse nationale d'allocations familiales.

© Vosges Matin, Dimanche le 05 Décembre 2010 / France 

« C'est loin de répondre aux attentes des jeunes », selon le président de la Cnaf, Jean-Louis Deroussen, cité par le quotidien. Pour lui, « les conditions sont drastiques pour pouvoir y prétendre. Plus de deux dossiers sur trois sont refusés. Nous l'avons dit et redit au gouvernement ».

Pour bénéficier du RSA, les jeunes doivent déposer un dossier à leur caisse d'allocations familiales.

Le ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale « communiquera sur le RSA, avec tous les chiffres, fin décembre-début janvier », a simplement indiqué hier une porte-parole. Les premiers versements étaient prévus début octobre, au titre du mois de septembre.

Accès trop restrictif

L'extension du RSA aux moins de 25 ans, entrée en vigueur au 1er septembre, a été vivement critiquée par associations et syndicats, qui la jugent beaucoup trop restrictive puisqu'il faut avoir travaillé deux ans au cours des trois dernières années.

La CFDT et le collectif de défense des stagiaires Génération précaire ont annoncé fin octobre avoir déposé un recours au Conseil d'Etat contre le décret sur les critères d'accès au RSA jeunes, estimant qu'il « viole le principe d'égalité ».

L'objectif affiché par le gouvernement est de verser annuellement un RSA à 15 000 jeunes de moins de 25 ans. Initialement, l'Elysée avait indiqué que 160 000 jeunes devaient être concernés à terme, pour un coût en année pleine de 250 millions d'euros. Jusqu'à la rentrée 2010, le RSA, comme son prédécesseur le RMI, n'était pas ouvert aux moins de 25 ans.