Salaires des fonctionnaires : clash avec les syndicats

Publié le 26/06/2010
La réunion prévue avec le ministre du Travail, qui devait faire la lumière sur les rumeurs de gel du traitement des fonctionnaires, a été écourtée. Les syndicats sont partis au bout de trente minutes et rien n'est tranché.
Salaires des fonctionnaires : clash avec les syndicats
Salaires des fonctionnaires : clash avec les syndicats
La réunion prévue avec le ministre du Travail, qui devait faire la lumière sur les rumeurs de gel du traitement des fonctionnaires, a été écourtée. Les syndicats sont partis au bout de trente minutes et rien n'est tranché.

© Le Républicain Lorrain, Samedi le 26 Juin 2010 / IG


Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique Georges Tron (à gauche) et le ministre du Travail Eric Woerth (à droite) quittent hier les locaux de la Direction générale du Travail après une négociation avortée. Photo AFP

Les huit syndicats de fonctionnaires (CGT, FSU, FO, Solidaires, Unsa, CFDT, CFTC, CGC) ont claqué hier la porte de la première réunion de négociation salariale au bout de trente minutes. Le ministre du Travail Eric Woerth ne leur a ni confirmé la hausse générale prévue au 1er juillet, ni démenti un éventuel gel des salaires sur trois ans. « Cette désinvolture est inacceptable et c'est pourquoi nous avons quitté la séance », a déclaré Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU.
« Le ministre du Travail Eric Woerth nous a annoncé que l'éventualité d'un gel des salaires les trois prochaines années est bien à l'ordre du jour », a déclaré de son côté le secrétaire général de la CGT-Fonction publique, Jean-Marc Canon. « Le discours d'ouverture était catastrophique » et « sans aucune proposition », selon Bernard Sagez, secrétaire général des fonctionnaires CFTC. Lors du précédent rendez-vous salarial en 2008, le gouvernement avait accordé une revalorisation de 0,8 % en 2009 et de 0,5 % le 1er juillet en 2010 et 2011, avec des « ajustements » en cours d'année si nécessaire.

Cafouillages

Coup de théâtre, une heure après cette séance éclair, le Premier ministre François Fillon a annoncé que la hausse de traitement négociée n'était « pas remise en cause », mais sans préciser la date de la prochaine réunion, ni confirmer que la hausse prendrait effet au 1er juillet. Puis Eric Woerth et Georges Tron, secrétaire d'Etat à la Fonction publique, ont finalement affirmé que l'augmentation générale de 0,5 % au 1er juillet était fonction d'« arbitrages budgétaires » non encore rendus et que la décision finale serait rendue aux environs du 1er juillet.

Alors que les syndicats veulent négocier des augmentations générales de salaire, qui s'effectuent par la revalorisation, en euros, d'un « point d'indice », le gouvernement parle, lui, de « salaire moyen », incluant les primes, promotions et heures supplémentaires, qui ne bénéficient pas à tous et ne comptent pas dans le calcul de la retraite. D'après Tron, le point d'indice ne représente qu'environ 25 % de la progression de la rémunération des fonctionnaires et syndicats et gouvernement pourraient se revoir « en début de semaine prochaine ».