Sarkozy attendu sur l'agenda social

Publié le 15/02/2010
Les syndicats doivent discuter calendrier aujourd'hui avec le chef de l'Etat. Ils sont notamment remontés sur la question des retraites.
Sarkozy attendu sur l'agenda social
Sarkozy attendu sur l'agenda social
Les syndicats doivent discuter calendrier aujourd'hui avec le chef de l'Etat. Ils sont notamment remontés sur la question des retraites.

Lundi 15 Février 2010, © L'Est Républicain / EST_REPUBLICAIN

 

Jean-Claude Mailly (FO) n'entend rien céder sur les retraites.
Les partenaires sociaux se retrouvent aujourd'hui pour un sommet social très attendu avant lequel les syndicats ont fait monter la pression, mettant en garde contre toute précipitation dans la réforme des retraites.Ce sommet rituel a pour ordre du jour officiel « l'agenda social », c'est-à-dire les sujets sur lesquels le gouvernement entend inviter patronat et syndicats à engager des discussions en 2010. L'Elysée a précisé que la réunion ne portera pas sur le fond, mais sur le calendrier et la méthode seulement. Les syndicats ne l'entendent pas de cette oreille. Soulignant que « la crise est loin d'être finie », ils vont se saisir de cette tribune pour aborder de front les questions de l'emploi, du pouvoir d'achat et, selon le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, « le malaise grandissant dans la fonction publique ».
C'est sur les retraites que se focalisera l'attention, tant la tension a monté après des fuites dans la presse sur la volonté prêtée au chef de l'Etat de boucler la réforme par une loi au parlement dès le mois de juillet.
Dans un communiqué commun, six organisations syndicales (CGT, CFDT, CFE-CGC, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires) ont déjà averti qu'elles refuseraient une « mascarade de concertation ».
Les déclarations gouvernementales privilégient deux pistes : le recul de l'âge légal de départ en retraite ou/et l'allongement de la durée d'activité. Or près de six Français sur dix se prononcent contre le recul de l'âge et plus d'un sur deux contre l'allongement de la durée de cotisation, selon un sondage Ifop.
Avant la réunion élyséenne, le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a montré ses muscles. « Jamais nous ne transigerons sur l'âge légal de départ en retraite et sur l'allongement de la durée de cotisation. Nous n'hésiterons pas à aller à l'affrontement sur ces deux questions », a-t-il affirmé.
Autre sujet délicat, l'aide aux chômeurs en fin de droits, qui atteindront un million cette année, dont 400.000 devraient se retrouver sans ressource. Aucun accord n'a pu se dégager, vendredi, d'une réunion patronat-syndicats. Ces derniers en sont sortis très mécontents, la CFTC soupçonnant par exemple le Medef d'avoir joué la montre pour permettre au chef de l'Etat de « faire de la com ».