SeaFrance : une deuxième voie

Publié le 07/01/2012
Des salariés non-syndiqués de SeaFrance ne souscrivent pas au projet de Société coopérative et proposent de relancer une offre déjà rejetée.
SeaFrance : une deuxième voie
SeaFrance : une deuxième voie
Des salariés non-syndiqués de SeaFrance ne souscrivent pas au projet de Société coopérative et proposent de relancer une offre déjà rejetée.

© Le Républicain Lorrain, Samedi le 07 Janvier 2012 / IG
 
Une centaine de salariés veulent préserver l'emploi « avec l'énergie du désespoir ». Photo AFP

Les promoteurs d'une reprise de la compagnie de ferries SeaFrance par une coopérative ouvrière ont transmis hier leur projet au tribunal de commerce. Celui-ci doit se prononcer lundi.

De leur côté, une centaine de salariés non-syndiqués de SeaFrance se sont regroupés pour exprimer leur désir de voir relancé le projet de reprise de la compagnie par Louis-Dreyfus Armateurs et le danois DFDS, qui avait fait long feu devant l'intransigeance du syndicat majoritaire CFDT.

« Il y a désormais deux portes qui sont ouvertes », s'est félicitée la ministre des Transports Nathalie Kosciusko-Morizet.

« Défiance »

Pour une source proche des pouvoirs publics, la solution poussée par les salariés non-syndiqués est la meilleure possible. « La reprise par la Scop paraît mal partie », a déclaré cette source, soulignant la « vraie défiance » des salariés à l'égard des quatre porteurs de la Scop. Selon elle, moins de 250 des 880 salariés de SeaFrance seraient en effet prêts à participer à leur projet. La reprise de la compagnie transManche doit être largement financée par les indemnités de licenciement versées par l'ancienne maison-mère, la SNCF.

Les promoteurs de la Scop apparaissaient d'autant plus isolés qu'ils ont subi jeudi les foudres de la CFDT nationale. La confédération les a accusés de porter « une lourde responsabilité » dans la situation de SeaFrance. « Si c'est cela qui doit poser problème (dans le dossier SeaFrance), je suis prêt à faire une lettre de démission signée en blanc », a déclaré à Calais Didier Cappelle, secrétaire général du syndicat à SeaFrance et porteur du projet de Scop.