Sept salariés sur dix sont positifs

Publié le 04/11/2011
Le regard positif sur le travail n'empêche pas la moitié des salariés d'être inquiets pour leur avenir.
Sept salariés sur dix sont positifs
Sept salariés sur dix sont positifs
Le regard positif sur le travail n'empêche pas la moitié des salariés d'être inquiets pour leur avenir.

© Le Républicain Lorrain, Vendredi le 04 Novembre 2011 / IG /

 

 

Photo Julio PELAEZ

En ces temps de crise, les salariés restent positifs sur leur vie professionnelle, 70 % d'entre eux estimant pouvoir faire un travail de qualité.

Selon un baromètre présenté hier par la CFDT, même si près d'un salarié sur deux s'inquiète pour son avenir, la majorité d'entre eux sont confiants.

Cette enquête se fonde sur quelque 13 000 réponses de salariés du privé mais aussi des agents de la fonction publique interrogés entre mai et juillet.

« De façon générale, les résultats de ce baromètre sont positifs », a souligné Patrick Pierron, secrétaire national de la CFDT, en présentant ses résultats à la presse, soulignant notamment le « fort pourcentage de salariés satisfaits de leur travail », entre 70 % et 75 % en fonction des catégories.

« Aujourd'hui, dans ce qu'on peut lire [...], travail égale souffrance souvent. Il nous apparaissait important de faire la part des choses », a-t-il ajouté.

Mais le baromètre montre néanmoins que 47 % des salariés sont inquiets pour l'avenir de leur emploi (le taux grimpe à 53 % chez les ouvriers). Or, 56 % des salariés n'imaginent pas faire le même travail jusqu'à la retraite et le même nombre dit manquer de compétences pour changer d'emploi. Selon M. Pierron, ces chiffres sont particulièrement notables, car 90 % des personnes ayant répondu à l'enquête disposaient d'un emploi stable, étant en CDI ou ayant le statut de fonctionnaire.

Effectifs insuffisants

Si les salariés semblent globalement plutôt positifs sur leur travail, 48 % disent toutefois manquer de temps pour l'effectuer correctement et 58 % évoquent des effectifs insuffisants.

En outre, 34 % disent éprouver des difficultés à être reconnus pour leur investissement au travail (64 % chez les ouvriers) et 62 % ne sont pas satisfaits des rémunérations (80 % des ouvriers).

Parmi les points positifs qui ressortent de l'enquête, 80 % des personnes consultées estiment que leurs horaires leur permettent de concilier vie professionnelle et vie privée, même si les cadres soulignent la porosité de plus en plus grande entre les deux.