Social : Bernard Thibault, le n°1 de la CGT, s'est rendu hier au congrès de la CFDT

Publié le 11/06/2010
Le front du refus s'élargit
Social : Bernard Thibault, le n°1 de la CGT, s'est rendu hier au congrès de la CFDT
Social : Bernard Thibault, le n°1 de la CGT, s'est rendu hier au congrès de la CFDT
Le front du refus s'élargit

L'Est Républicain, Vendredi le 11 Juin 2010 / France-Monde

 

François Chérèque (CFDT) et Bernard Thibault (CGT) réunis sur un seul front : le refus de l'âge de départ à la retraite. Photo AFP

LE SECRÉTAIRE général de la CGT, Bernard Thibault, est arrivé hier au congrès de la CFDT, où il a été accueilli par son homologue François Chérèque. Le numéro un cégétiste répondait à une invitation lancée à tous les syndicats représentatifs, ainsi qu'à l'Unsa.

CGT et CFDT sont les deux piliers de l'intersyndicale, qui réunit également la CFTC, la FSU, Solidaires et l'Unsa. Un rapprochement est en cours depuis plusieurs mois entre les deux confédérations, symbolisé par la venue de Bernard Thibault à l'université d'été de la CFDT en août dernier. Contesté cependant par une fraction de la CGT, minoritaire mais très remuante.

CGT et CFDT ont appelé ensemble, avec les autres parties prenantes de l'intersyndicale, à une journée nationale d'action pour la défense du droit à la retraite à 60 ans le 24 juin. Mais les deux organisations n'en ont pas moins des divergences profondes sur la question d'actualité des retraites, la CGT étant hostile à un allongement de la durée de cotisation alors que la CFDT en accepte l'idée sous condition.

Un refus commun

Il est « évident qu'il y a des approches qui sur certains points ne sont pas les mêmes », a répondu François Chérèque interrogé sur les divergences CGT-CFDT sur certains sujets comme l'allongement de la durée de cotisation pour les retraites. Mais le refus commun du recul de l'âge de départ à la retraite les a fait passer au second plan. « Le sujet des 60 ans, ce n'est pas le plus petit des dénominateurs communs, c'est un élément central », a-t-il dit. « Ce choix des 60 ans fait bouger tout le reste, donc le problème du consensus entre nous s'élargit », a-t-il poursuivi, au côté du leader de la CGT.

Pour Bernard Thibault, « quand il y a un projet de loi qu'on considère néfaste, on n'attend pas d'être d'accord sur les solutions pour essayer de le rejeter ».