Social - Négociations sous tension à Sodimatex

Publié le 03/04/2010
Des négociations sous l'égide du préfet de l'Oise ont été engagées hier après-midi sur le plan social de l'usine de moquettes pour automobiles Sodimatex de Crépy-en-Valois, que les salariés menacent de faire exploser en vue d'obtenir de meilleures indemnités de licenciement.
Social - Négociations sous tension à Sodimatex
Social - Négociations sous tension à Sodimatex
Des négociations sous l'égide du préfet de l'Oise ont été engagées hier après-midi sur le plan social de l'usine de moquettes pour automobiles Sodimatex de Crépy-en-Valois, que les salariés menacent de faire exploser en vue d'obtenir de meilleures indemnités de licenciement.

Samedi 03 Avril 2010, © L'Est Républicain / FRANCE MONDE

La moquette brûle, mais c'est le gaz qui fait peur.

Ils réclament notamment une prime extra-légale de licenciement de 21.000 € , semblable à ce qu'avaient touché leurs collègues d'une autre usine Sodimatex fermée en 2006, tandis que la direction propose 15.000 euros.
« On attend de vraies mesures, on veut pouvoir changer de métier et se reconvertir. Si on revient sans, c'est la catastrophe », avait déclaré avant la réunion un représentant de la CFDT. « On va faire évacuer et faire péter la baraque, les gens sont déterminés. C'est con mais c'est comme ça », a-t-il averti. La table ronde s'est soldée par un constat d'échec.
Mais en soirée, le conseil des salariés, maître Caroline Substelny, a annoncé : « Nous allons reprendre les négociations avec la direction et le préfet. L'objectif, c'est d'obtenir des garanties sur la loyauté des négociations et la faisabilité des propositions » . Les discussions ont repris vers 22 h, sous tension, et selon le premier adjoint au maire, il y aurait « un semblant d'accord sur les indemnités ». En revanche, il y a divergence sur le nom de la personne chargée de contrôler les comptes de la société.
« J'ai peur pour eux, j'ai peur aussi pour notre ville », a déclaré le maire UMP de la ville Arnaud Foubert, espérant qu'il n'y ait pas d'acte désespéré. La tension était montée d'un cran hier matin, les salariés ayant disposé des cocktails molotov autour de la citerne de gaz qu'ils menacent d'incendier. Cette citerne de près de 5 m de long a été remplie il y a peu et les ouvriers assurent que « si ça pète, ça ne soufflera pas que l'usine ».