Suicide Au centre financier parisien - Les syndicats appellent à une grève à La Poste

Publié le 17/09/2011
AU LENDEMAIN du suicide d'une postière au centre financier de La Poste à Paris, les syndicats CGT, SUD, FO et CFDT ont lancé hier un appel à la grève à l'adresse des quelque 1.500 agents du site, dénonçant réorganisations en série et suppressions d'emplois.
Suicide Au centre financier parisien - Les syndicats appellent à une grève à La Poste
Suicide Au centre financier parisien - Les syndicats appellent à une grève à La Poste
AU LENDEMAIN du suicide d'une postière au centre financier de La Poste à Paris, les syndicats CGT, SUD, FO et CFDT ont lancé hier un appel à la grève à l'adresse des quelque 1.500 agents du site, dénonçant réorganisations en série et suppressions d'emplois.

© L'Est Républicain, Samedi le 17 Septembre 2011 / Ouverture France-Monde

A l'issue d'une assemblée générale hier, les salariés du centre se sont prononcés massivement en faveur de cette grève prévue le jeudi 22 septembre, a indiqué Régis Blanchot (SUD).

Jeudi, une salariée de 52 ans, célibataire, s'est défenestrée du 4e étage du bâtiment situé dans le XVearrondissement. En congé longue maladie, elle avait repris ses fonctions il y a trois semaines, avant d'être de nouveau arrêtée une semaine plus tard, après un accident de travail. Elle avait repris le travail le matin même.

Selon M. Blanchot, « les signaux d'alarme étaient allumés depuis un moment déjà » dans le centre, où certains s'attendaient à un tel drame. Pour illustrer ce propos, il a indiqué qu'après avoir appris le suicide par la presse, une salariée en vacances avait téléphoné en pensant qu'il s'agissait de quelqu'un d'autre.

De son côté, Alain Amblard (CGT) a souligné qu'au lendemain du drame, les salariés restaient « très choqués » et que certains avaient été consulter la cellule psychologique mise en place par la direction de la Poste après le drame.

Dès l'annonce du décès, la direction avait fait part de « sa grande tristesse » et annoncé l'ouverture d'une enquête de police. Le Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) a également ouvert une enquête.

Tout en se montrant prudents sur les causes du drame, les syndicats ont unanimement dénoncé les restructurations et les suppressions d'emplois au sein du centre financier, à l'instar de la CGT jeudi.