Sur les pavés, la rage !

Publié le 11/10/2010
Les syndicats font le pari que mardi verra une nouvelle journée de grèves et de manifestations d'ampleur contre le projet de réforme des retraites.
Sur les pavés, la rage !
Sur les pavés, la rage !
Les syndicats font le pari que mardi verra une nouvelle journée de grèves et de manifestations d'ampleur contre le projet de réforme des retraites.

La participation des lycéens est une des inconnues de la semaine

Photo PQR/L'Alsace/ Darek SZUSTER

L'intersyndicale a déjà prévu, samedi prochain, une 5e journée de mobilisation depuis la rentrée contre la réforme gouvernementale. Vendredi, le Sénat a voté sa mesure-phare, le passage de 60 à 62 ans de l'âge légal de départ, et lundi doit voter celui de 65 à 67 ans de l'âge de la retraite à taux plein. Fin octobre, soit pendant les vacances scolaires, le projet de loi devrait être définitivement adopté par le Parlement. Dans cette dernière ligne droite, l'intersyndicale CFDT-CFTC-CGT-FSU-Solidaires-Unsa, soutenue par FO et la CFE-CGC, appelle à une journée « de très grande ampleur » mardi et à une « convergence des mobilisations interprofessionnelles et intergénérationnelles », samedi.

Seule la CFDT tempère cet optimisme, ne croyant « pas du tout que le 12 sera une grande journée de grèves » car « beaucoup de salariés rechignent à perdre une journée de salaire ». Le syndicat table cependant sur des cortèges massifs. Les partis de gauche misent aussi sur la rue pour faire encore bouger les lignes. La participation des lycéens et des étudiants est une des inconnues de la semaine.

Le conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie, a averti que rien ne changerait « l'architecture du projet sur les mesures d'âge et sur l'équilibre financier ». Cette constance a poussé certains syndicats à durcir leur opposition, en déposant ces derniers jours des préavis reconductibles dans plusieurs secteurs. Le trafic ferroviaire devrait être affecté, dès mardi, de façon importante, l'ensemble des syndicats de cheminots appelant à la grève. Dans les raffineries, l'éventuelle poursuite de la mobilisation fait planer la menace d'une pénurie de carburants. D'autant que quatre raffineries du Sud-Est pourraient devoir s'arrêter cette semaine du fait de l'absence d'approvisionnement des terminaux pétroliers de la zone de Fos (Bouches-du-Rhône), bloqués depuis une quinzaine de jours.