Sûreté dans les trains : contrôles sur le quai

Publié le 11/10/2011
La direction de la SNCF a débuté hier avec les syndicats les discussions pour améliorer la sûreté des cheminots et des voyageurs à bord des trains, après l'émotion suscitée par l'agression à coups de couteaux d'un contrôleur de 54 ans jeudi dernier à bord d'un Lyon-Strasbourg.
Sûreté dans les trains : contrôles sur le quai
Sûreté dans les trains : contrôles sur le quai
La direction de la SNCF a débuté hier avec les syndicats les discussions pour améliorer la sûreté des cheminots et des voyageurs à bord des trains, après l'émotion suscitée par l'agression à coups de couteaux d'un contrôleur de 54 ans jeudi dernier à bord d'un Lyon-Strasbourg.

© Le Républicain Lorrain, Mardi le 11 Octobre 2011 / IG /

 

 

 

Guillaume Pepy, le président de la SNCF, a évoqué un acte « fou » et « rarissime » commis par « un déséquilibré », soit une situation exceptionnelle très difficile de prévenir.

Pour autant, cette agression a mis au premier plan les agressions verbales ou physiques auxquelles sont confrontés les agents, que ce soit dans les gares ou à bord des trains, au point de forcer la direction à accélérer ses mesures.

La CFDT a indiqué que la direction s'était « engagée à établir un calendrier de travail sur la formation, les effectifs, l'accueil-embarquement et les sanctions aux contrevenants ». L'Unsa a exigé « un accueil filtrage plus efficient, ce qui évitera un accès libre dans les trains ».

Sorti du coma

L'accueil-embarquement ou filtrage, qui consiste à limiter l'accès aux quais aux détenteurs de billets pour lutter contre les agressions et les incivilités à bord des trains, déjà testé à certains endroits, va s'étendre progressivement en 2012 sur le réseau TGV. La CGT indique qu'elle « portera des revendications sur les moyens pour réhumaniser les trains et les gares ».

Le contrôleur agressé, âgé de 54 ans, était avec un collègue à bord du train Corail Lyon-Strasbourg, lorsqu'un jeune homme, qui s'était entaillé les veines, lui a porté huit coups de couteaux. Opéré en urgence à Besançon puis plongé dans le coma, son état s'est amélioré et il a été sorti du coma artificiel.