Thales encourage les départs

Publié le 25/11/2010
Le groupe d'électronique Thales, qui a lancé un vaste plan d'économies, veut réduire ses frais de structure par 1 500 départs volontaires en 2011, dans un contexte de baisse des budgets de défense en Europe.
Thales encourage les départs
Thales encourage les départs
Le groupe d'électronique Thales, qui a lancé un vaste plan d'économies, veut réduire ses frais de structure par 1 500 départs volontaires en 2011, dans un contexte de baisse des budgets de défense en Europe.

Vosges Matin, Jeudi le 25 Novembre 2010 / France

 


Le recul des budgets de défense pénalise l'entreprise spécialisée dans l'électronique. (Archives AFP)

« Je m'engage à 100 % sur des départs volontaires », a déclaré le directeur des ressources humaines du groupe Thales, Loïc Mahé. Ce plan devrait toucher la plupart des sociétés Thales en France et concernera les services des finances, juridiques, ressources humaines, administration, achats, communication et qualité. Des suppressions d'emplois ne sont pas exclues en production.

Thales, spécialiste de l'électronique appliquée à l'aéronautique et la défense, prend ces mesures en raison d'une mauvaise conjoncture sur les marchés français et européen, avec des budgets de défense en recul sur fond de plans d'économie des Etats, explique la direction. Le groupe compte quelque 68 000 employés dans le monde, dont la moitié en France. Au niveau mondial, les effectifs devraient rester stables en 2011, avec notamment un renforcement des forces commerciales.

Départs des travailleurs âgés

Dans l'Hexagone, ils devraient reculer globalement d'un millier malgré des embauches prévues (quelque 600 ingénieurs notamment). Mais « je n'exclus pas du tout que dans l'année 2011 nous ayons des ajustements à faire dans d'autres pays européens », notamment au Royaume-Uni, ajoute M. Mahé.

Face à des baisses d'activité, une centaine de postes viennent déjà d'être supprimés en Espagne, et 75 en Australie. Les syndicats de Thales, informés hier matin lors d'un comité central d'entreprise (CCE) puis d'un comité de groupe au siège à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), se sont dits en partie « soulagés » par le principe du volontariat, alors qu'ils craignaient des départs contraints.

Selon Alain Desvignes, secrétaire (CFTC) du CCE, « il y aura plus de candidats au départ que de places ouvertes ». « Le personnel n'est pas très jeune et beaucoup de salariés qui ont tous leurs trimestres pour partir en retraite vont souscrire aux aides », estime-t-il. Le plan ne comprend cependant pas de mesures spécifiques pour les seniors à ce stade. A l'inverse, la CFDT clame qu'elle « va se battre pour éviter ce plan ».