Transports : les camionneurs se lancent dans l'action « crescendo »

Publié le 18/10/2010
Les routiers coupent le contact
Transports : les camionneurs se lancent dans l'action « crescendo »
Transports : les camionneurs se lancent dans l'action « crescendo »
Les routiers coupent le contact

L'Est Républicain, Lundi le 18 Octobre 2010 / Ouverture France-Monde

 

Les blocages : un cauchemar pour les automobiistes. Photo Denis MOUSTY

Entrés dans le conflit trois jours après les cheminots et les salariés de l'énergie, les routiers s'activent pour combler leur retard. « Ça va crescendo. On passe des centaines de coups de fil pour prévenir les gars et organiser des opérations. On sent les routiers impatients de rejoindre le mouvement », assure Maxime Dumont, le patron de la CFDT-Route. Au micro de RTL, il évoque «des distributions de tracts, des blocages de ronds-points et d'autoroute» ainsi que des «opérations escargot».

Pour l'instant en ordre dispersé, les syndicats s'affairent à monter une intersyndicale au plus vite, si possible en début de semaine prochaine.

La plupart, à l'image de la CFTC, sont donc en train de consulter leur base. Mais déjà certains leaders prennent des initiatives. « Je vous promets une grosse surprise lundi (ndlr: aujourd'hui)», confie, malicieux, Richard Jaubert, de la CGT-Transports.

L'Union Solidaires Transports appuie l'appel à la grève de la CFDT. «Coupons le contact ». Immobilisons les stocks des entreprises !!!» Il n'est pas envisageable de nous faire travailler plus longtemps, c'est dangereux pour notre santé et cela peut être dangereux pour celle des autres, indique-elle.

Dès ce matin, les choses pourraient prendre une nouvelle tournure.

Mais l'OTRE, organisation patronale représentant les TPE et PME du transport routier, a indiqué qu'elle n'accepterait pas que les routiers utilisent les camions. L'Organisation des transports routiers européens (OTRE) «ne saurait accepter que l'outil de travail des entreprises, les poids lourds, soit utilisé par les salariés de ces mêmes entreprises afin d'exprimer des revendications externes à l'activité du transport routier et de bloquer routes et sites économiques sensibles (dépôts pétroliers, entrepôts)», a déclaré l'organisation patronale.