Un CDD, la précarité en prime

Publié le 10/08/2012
Le contrat saisonnier, caractérisé par l'exécution de tâches appelées à se répéter chaque année en fonction du rythme des saisons (récolte...) ou des modes de vie collectifs (tourisme), suit les contours du contrat à durée déterminée (CDD), mais offre moins de droits.
Un CDD, la précarité en prime
Un CDD, la précarité en prime
Le contrat saisonnier, caractérisé par l'exécution de tâches appelées à se répéter chaque année en fonction du rythme des saisons (récolte...) ou des modes de vie collectifs (tourisme), suit les contours du contrat à durée déterminée (CDD), mais offre moins de droits.

© Le Républicain Lorrain, Vendredi le 10 Aout 2012 / IG /

 

 

 

Les salariés sont recrutés en CDD, prévoyant ou non un terme précis. Sauf convention ou accord collectif contraire, ces travailleurs ne perçoivent pas l'indemnité de fin de contrat (ou prime de précarité, équivalente au minimum à 10 % du salaire) versée en principe à la fin du CDD.

Depuis 2011, l'assurance chômage ne prévoit plus de « coefficient minorateur » pour les contrats saisonniers, augmentant ainsi le montant des allocations auxquelles ces travailleurs peuvent prétendre.

Malgré cette avancée, les syndicats déplorent la précarisation croissante de ces contrats et de nombreux abus.

La CGT dénonce ainsi « la multiplication des champs professionnels, dans le privé comme dans le public, dès qu'il y a une hausse d'activité », selon Sabine Génisson, notant que le recours à ce type de contrat est logiquement très encadré.

L'organisation syndicale, tout comme sa consoeur CFDT, dénonce aussi des abus liés au temps de travail. Selon elle, « 25 % des heures supplémentaires ne seraient pas rémunérées » et la législation sur la durée du travail souvent bafouée.

Autre sujet d'inquiétude : les difficultés d'accès au logement pour ces travailleurs, notamment dans les zones touristiques.

Les dernières Assises des saisonniers, organisées à Aix-les-Bains (Savoie) par le précédent gouvernement à l'automne 2011, n'ont marqué aucune avancée, selon la CGT. La CFDT avait, elle, boycotté « cette grand-messe où il ne s'est rien passé », selon Hervé Garnier.