Une contestation qui s'installe

Publié le 14/10/2010
La contestation de la réforme des retraites devrait se poursuivre aujourd'hui, avant de nouvelles manifestations samedi, avec des grèves dans les raffineries, moins à la SNCF, et des lycées perturbés.
Une contestation qui s'installe
Une contestation qui s'installe
La contestation de la réforme des retraites devrait se poursuivre aujourd'hui, avant de nouvelles manifestations samedi, avec des grèves dans les raffineries, moins à la SNCF, et des lycées perturbés.

Vosges Matin, Jeudi le 14 Octobre 2010 / France 

135 lycées ont été perturbés hier, dont 29 bloqués. L'implication des jeunes se poursuit. (Photo AFP)

L'intersyndicale n'a pas appelé à des grèves reconductibles, privilégiant à ce stade les manifestations, une stratégie gagnante au vu de la participation record de mardi. Mais les appels et préavis illimités ont fleuri, face à la détermination gouvernementale.

Nicolas Sarkozy a encore jugé hier indispensable de conduire la réforme jusqu'au bout, sans nouvelle concession possible. A la SNCF, les perturbations vont rester importantes aujourd'hui, mais avec une légère amélioration des trafics TGV, TER et Transilien. Hier, la mobilisation a reflué (entre 24,6 % et 35 % de grévistes). Les syndicats s'en remettent pour les suites aux décisions des assemblées générales. A la RATP, le service s'est amélioré, la direction recensant 8 % de grévistes (17 % mardi). La grève est reconduite mais la CFDT-RATP a annoncé la levée de son préavis. Ailleurs dans les transports, la situation est revenue quasiment à la normale hier. Dans les raffineries, autre secteur stratégique, l'appel de la CGT à la grève reconductible a été entendu (lire ci-contre).

Des initiatives tous azimuts

Chez EDF, la direction a compté un « nombre marginal de grévistes » mais la plupart des AG ont reconduit, notamment à la centrale thermique du Havre, dont la production est arrêtée, d'après la CGT.

Dans le privé, des débrayages ont affecté plusieurs entreprises (Alstom et Bombardier dans le Nord, Rhodia dans le Rhône...). Chez Arkema, 6 des 18 sites ont connu des débrayages, selon la direction. La mobilisation s'est traduite aussi par des actions sur les routes, comme le blocage au Havre pendant trois heures de l'accès à la zone portuaire.

A Paris, un rassemblement a été organisé à l'appel de Sud devant le Sénat. A Auch, une centaine de personnes se sont réunies à la mi-journée, avec l'idée de recommencer chaque jour.

A Roanne aussi, cinq organisations syndicales appellent à manifester les jeudis, samedis et mardis dans la ville. Dans les hôpitaux, une grève reconductible d'au moins une heure par jour a été votée par une intersyndicale au CHU de Nice. Idem à l'hôpital de La Timone à Marseille.

L'implication des jeunes dans le mouvement se poursuit également, avec 135 lycées perturbés, dont 29 bloqués (sur 4 302), selon le ministère. L'Union nationale lycéenne (UNL) et l'Unef (étudiants) appellent à différentes actions aujourd'hui, avec à Paris un rassemblement devant le Medef.