Une faible mobilisation

Publié le 16/12/2009
La journée nationale contre la réforme de la formation des enseignants, lancée pourtant à l'appel de seize organisations, a très peu mobilisé hier y compris à Paris, le ministre de l'Éducation Luc Chatel assurant qu'il allait en publier les textes "dans les meilleurs délais ".
Une faible mobilisation
Une faible mobilisation
La journée nationale contre la réforme de la formation des enseignants, lancée pourtant à l'appel de seize organisations, a très peu mobilisé hier y compris à Paris, le ministre de l'Éducation Luc Chatel assurant qu'il allait en publier les textes "dans les meilleurs délais ".

Mercredi 16 Décembre 2009, © Vosges Matin

 
Malgré une large intersyndicale d'enseignants (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT), d'étudiants (Unef), de parents (FCPE) et de lycéens (UNL, Fidl), la manifestation organisée à Paris en fin de journée n'a réuni que de 600 personnes selon la police à 3 000 selon la FSU. Partout, enseignants et étudiants des Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) étaient les plus nombreux, mais partout ou presque la mobilisation a été très faible : 400 personnes à Caen, 300 à 450 à Toulouse, 300 à Pau, 200 à Nantes, 160 à Alençon, 150 à Rennes, une centaine à Toulouse ou Châlons-en-Champagne, 80 à 100 à Albi, une cinquantaine à Marseille ou Reims. Paradoxalement, ce sont les lycéens protestant contre la réforme du lycée et les suppressions de postes qui ont créé les plus gros cortèges, comme à Lille où ils étaient 600 à 700. La réforme prévoit le recrutement des futurs enseignants après l'obtention d'un master universitaire (bac + 5) et supprime l'année rémunérée de fonctionnaire stagiaire en IUFM, remplacée avant les concours par trois stages à faire pendant le master.