Une grève d'au moins deux jours

Publié le 07/04/2010
Les cheminots ont entamé hier soir leur troisième grève de l'année, un mouvement cette fois reconductible, à l'appel de la CGT et Sud-Rail pour la défense de l'emploi, des conditions de travail et du fret, dont l'issue est incertaine, sur fond de divisions syndicales.
Une grève d'au moins deux jours
Une grève d'au moins deux jours
Les cheminots ont entamé hier soir leur troisième grève de l'année, un mouvement cette fois reconductible, à l'appel de la CGT et Sud-Rail pour la défense de l'emploi, des conditions de travail et du fret, dont l'issue est incertaine, sur fond de divisions syndicales.

Mercredi 07 Avril 2010, © L'Est Républicain / FRANCE MONDE

La CFDT, l'Unsa et la CFTC ne se sont pas jointes à cet appel.
Les restructurations en cours, qui entraînent des suppressions de postes et un mal-être des cheminots, selon la CGT et Sud-Rail, sont en ligne de mire.
Le Pdg de la SNCF Guillaume Pepy a déclaré : «On ne peut pas, tout en faisant grève, vouloir négocier et penser obtenir plus». Interrogé sur le fait de savoir s'il était engagé dans un «bras de fer»avec la CGT il a répondu : «Ce n'est pas parce que la CGT est la première organisation de la SNCF que ma méthode doit changer». «Ma méthode, a-t-il expliqué, (c'est) on négocie avant. La négo rapporte plus que la grève parce que c'est ça qui permet de protéger les usagers et la SNCF. Une grève ça coûte 20 millions d'euros par jour», a-t-il dit.
Pour Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports, « c'est une grève incompréhensible et affligeante », a-t-il noté.