Une journée d'action interprofessionnelle est organisée demain

Publié le 10/10/2011
Mobilisation contre l'austérité
Une journée d'action interprofessionnelle est organisée demain
Une journée d'action interprofessionnelle est organisée demain
Mobilisation contre l'austérité

© L'Est Républicain, Lundi le 10 Octobre 2011 / Ouverture France-Monde

Les syndicats CGT-CFDT-FSU-Unsa-Solidaires appellent à la mobilisation demain contre le programme d'austérité « inadmissible » du gouvernement et pour « une autre répartition des richesses ». Une journée placée sous le signe de l'unité, malgré des divergences sur les modalités. Près de 200 manifestations sont organisées sur tout le territoire, dont environ 160 unitaires et 134 auxquelles la CFDT participera. Des chiffres révélateurs d'un ancrage local et annonciateurs d'une « journée de mobilisation intéressante au regard du contexte social actuel », selon la CGT.

Les membres de l'intersyndicale, dont la dernière journée d'action interprofessionnelle commune remonte à fin novembre 2010 contre la réforme des retraites, ont échoué à fixer ensemble les actions de mardi, qui ont donc été définies aux niveau local et des entreprises.

« On est pour qu'il y ait du monde. Malgré les dissensions, sur l'appel à la grève ou pas, il fallait rester unis et s'assurer que l'intersyndicale tienne le coup », souligne Jean Grosset, secrétaire général adjoint de l'Unsa, qui, comme la CFDT, n'avait pas caché ses réticences à appeler les salariés à la grève dans un contexte de crise.

La CGT qui, comme Solidaires (syndicats SUD et autres), avait au contraire plaidé pour que la journée se traduise par des « arrêts de travail, grèves, manifestations », a lancé un préavis dans la fonction publique territoriale de minuit à minuit.

Des désaccords, mais une volonté commune

Des appels ont été lancés chez Airbus, Perrier, EDF, GDF-Suez ou La Poste, et par le SNUipp-FSU, le principal syndicat du primaire.

Dans les transports, la circulation devrait être normale à Paris, quoique légèrement perturbée sur le RER car à l'exception de SUD-RATP, aucune organisation n'a appelé à cesser le travail. Les fédérations CGT et SUD-Rail ont déposé un préavis à la SNCF, mais uniquement pour permettre aux agents qui le souhaitent d'aller manifester.

Malgré des désaccords, les syndicats, animés de la volonté de rassembler les salariés autour de « mesures urgentes » à prendre, partagent des revendications communes. Ils réclament principalement l'abandon du doublement de taxe sur les contrats solidaires et responsables des complémentaires santé, arguant que « cette taxation entraînera inéluctablement une augmentation du coût des contrats santé et aggravera donc les inégalités d'accès aux soins ». La Mutualité française, qui assure regrouper 600 mutuelles, figurera parmi les manifestants.

L'intersyndicale réclame également la suppression des exonérations des heures supplémentaires, le soutien au pouvoir d'achat, « notamment des plus bas revenus », et la mise en place d'une taxe sur les transactions financières. Elle souhaite aussi l'arrêt des suppressions d'emploi.