Une mobilisation toute relative

Publié le 01/02/2012
Éducation : grève des enseignants dans le primaire et le secondaire
Une mobilisation toute relative
Une mobilisation toute relative
Éducation : grève des enseignants dans le primaire et le secondaire

© L'Est Républicain, Mercredi le 01 Février 2012 / 24 heures Meurthe-et-Moselle

 

Hier, les syndicats ont appelé le personnel de l'Education nationale à faire grève. Plusieurs raisons étaient invoquées.

La première : la suppression de 14.000 postes en France pour la rentrée 2012. En décembre le ministère de l'Éducation nationale avait révélé que 367 postes dans le premier degré et 425 dans le secondaire allaient être supprimés dans l'académie Nancy-Metz.

La seconde : le projet de réforme de l'évaluation des enseignants. Ceux-ci étaient jusqu'à maintenant appréciés conjointement par les chefs d'établissements et les inspecteurs académiques. La mesure prévoit de faire des chefs d'établissements les seuls juges du travail enseignant, l'évaluation impactant directement salaire et carrière. Contestant ces deux mesures le Snes-FSU (principal syndicat dans le secondaire), le Snalc et FO ont appelé à la mobilisation. Celle-ci a également été soutenue par le SNUipp-FSU (principal syndicat dans le primaire).

Le Sgen CFDT a indiqué ne pas avoir pris part au mouvement, précisant que ce serait incompatible avec les négociations en cours avec le ministère.

Pour ce qui est de l'académie Nancy-Metz, le rectorat a estimé dans la matinée un taux d'absence (du personnel enseignant) à 11,7 % dans les collèges et les lycées professionnels, de 8,8 % dans les lycées et de 3,1 % dans le premier degré. Dans le même temps, le Snes, de son côté a annoncé un taux de mobilisation compris entre 20 et 25 % dans le second degré.

Plusieurs syndicats, dont le Sgen et le SNUipp, ont quant à eux rappelé qu'une autre mobilisation départementale est prévue ce samedi contre les suppressions de postes.

Théry BOULÉ