Une nouvelle manifestation samedi, et après ?

Publié le 02/11/2010
Les syndicats, dont les états-majors se réunissent le 4 novembre, appellent samedi à une nouvelle, et peut-être dernière, journée de manifestations contre la réforme des retraites désormais définitivement adoptée par le parlement, alors qu'un important remaniement ministériel se profile (lire par ailleurs).
Une nouvelle manifestation samedi, et après ?
Une nouvelle manifestation samedi, et après ?
Les syndicats, dont les états-majors se réunissent le 4 novembre, appellent samedi à une nouvelle, et peut-être dernière, journée de manifestations contre la réforme des retraites désormais définitivement adoptée par le parlement, alors qu'un important remaniement ministériel se profile (lire par ailleurs).

Vosges Matin, Mardi le 02 Novembre 2010 / France / PARIS
 

 

Les syndicats veulent surfer sur la contestation née de la réforme des retraites. Reste à savoir sous quelle forme...(Photo AFP)

La CGT, la CFDT, FO, la FSU, l'Unsa, la CFE-CGC, la CFTC, Solidaires (syndicats Sud et autres), doivent se retrouver jeudi au siège de la CFE-CGC pour décider des suites à donner à ce mouvement de protestation majeur, depuis début septembre, contre la réforme des retraites qui prévoit le recul de 60 à 62 ans de l'âge légal de la retraite.

Si tous les syndicats souhaitent préserver, voire capitaliser, ce mouvement de protestation très soutenu par l'opinion publique, ils n'en ignorent pas moins le risque d'un affaiblissement, d'un émiettement, en cas de divisions issues de la confrontation de deux légitimités, législative et syndicale.

Pour les uns, dont la CFDT et la CFE-CGC, la démocratie politique s'impose devant la démocratie syndicale, avec comme conséquence la nécessité de mettre un terme aux mouvements de grève.

Pour les autres, dont FO, Solidaires et dans une moindre mesure la CGT, le vote d'une loi ne signifiant pas nécessairement son acceptation, il reste légitime de vouloir s'y opposer, selon des modalités nouvelles à définir.

Conscients des difficultés politiques de ce débat, l'ensemble des syndicats l'avait anticipé en décrétant deux nouvelles journées de mobilisation, l'une le jeudi 28 octobre, au lendemain de l'adoption définitive de la loi, et l'autre le samedi 6 novembre.

Il leur appartient désormais de convaincre l'opinion publique, dont le soutien a fléchi avec les risques de pénurie de carburant, de poursuivre la lutte sous d'autres formes qui ne soient pas la grève.

Certes la promulgation officielle de la loi dépend de sa validation par le Conseil constitutionnel que le parti socialiste prévoit de saisir aujourd'hui. Il semble désormais que la présidence de la République veuille ouvrir une nouvelle séquence, plus sociale.

«Mon devoir de chef de l'Etat est d'entendre ce qui a été dit par les uns et les autres», a souligné vendredi depuis Bruxelles Nicolas Sarkozy. Quels que soient les effets de ce remaniement ministériel - un dialogue social renoué, des négociations paritaires mieux respectées - partis de gauche et syndicats ont d'ores et déjà renvoyé à l'après présidentielle de 2012, la conclusion de l'actuelle séquence retraite.