Une prime d'un mois de salaire

Publié le 24/12/2011
Négociations Les agents de sécurité demandent 200EUR par mois pour tous, les propositions patronales en sont loin
Une prime d'un mois de salaire
Une prime d'un mois de salaire
Négociations Les agents de sécurité demandent 200EUR par mois pour tous, les propositions patronales en sont loin

© L'Est Républicain, Samedi le 24 Décembre 2011 / France-Monde 
 
Ils continuent leur mouvement. Photo AFP 

L'ORGANISATION PATRONALE des entreprises de sûreté aérienne et aéroportuaire (Sesa) a proposé de porter à un mois de salaire le montant de la prime annuelle proposé aux agents de sûreté pour mettre fin à leur grève. Le Sesa avait initialement porté à 300 EUR, puis à 500EUR bruts le montant de la prime annuelle.

Actuellement, cette prime est soumise à des critères d'attribution. Par exemple, des agents ayant moins d'un an d'ancienneté ne la touchent pas. « Nous voulons que cette prime ne soit pas aléatoire mais garantie pour tous les agents », a indiqué l'Unsa. Selon ce syndicat, le patronat aurait pour le moment proposé un seuil de prime garantie de 15 %.

Depuis le début du conflit, le 16 décembre, les grévistes réclament notamment une augmentation de salaire mensuel de 200 EUR brut ainsi que de meilleures conditions de travail

Les entreprises d'agents de sûreté emploient plus de 10.000 salariés (dont plus de 5.200 agents sur Paris). Ces entreprises sont des prestataires des aéroports et de certaines compagnies aériennes, pour lesquels ils contrôlent les passagers, et peuvent effectuer des services sur les pistes. Cette mission de service public était assumée jusqu'en 1996 par la police. Ces agents gagnent entre 1.250 et 1.600 euros.

Le tribunal administratif de Montreuil, saisi en référé par la CFDT, a rejeté la requête de l'organisation, qui estimait illégal le remplacement par 250 policiers et gendarmes des policiers d'agents de sûreté grévistes à l'aéroport de Roissy. La juridiction administrative a considéré que cette mesure inédite dans les transports aériens, prise par le gouvernement, ne constituait « pas une atteinte au droit de grève ».

Mettant en avant la proximité des fêtes de Noël et des questions de sécurité, le gouvernement a déployé des forces de l'ordre à Roissy pour remplacer les grévistes, alors que le conflit n'entraîne que peu de perturbations. Syndicats et opposition ont crié à l'atteinte au droit de grève.

Vendredi, la situation était redevenue normale aux terminaux 2E et 2F de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Et à Lyon-Saint-Exupéry, tous les vols prévus au départ devaient être assurés.

Les syndicats ont par ailleurs maintenu leur préavis de grève à l'aéroport de Bâle-Mulhouse pour aujourd'hui. Ils décideront ce matin, en assemblée générale à Roissy, de la suite du mouvement.