Violence au travail : un accord trouvé

Publié le 27/03/2010
Après six mois de négociations, les partenaires sociaux sont parvenus à s'entendre hier sur un accord concernant le harcèlement au travail.
Violence au travail : un accord trouvé
Violence au travail : un accord trouvé
Après six mois de négociations, les partenaires sociaux sont parvenus à s'entendre hier sur un accord concernant le harcèlement au travail.

© Le Républicain Lorrain, Samedi le 27 Mars 2010 / IG /   


Harcèlement et violence touchent quelque 5 % des travailleurs européens,selon une enquête menéeen 2005. Photo Pascal BROCARD

Syndicats et patronat ont trouvé hier un accord sur le harcèlement et la violence au travail, les employeurs ayant admis que certaines formes de management et de fonctionnement pouvaient favoriser l'émergence de ces phénomènes, à la grande satisfaction des syndicats. Après six mois de négociation, les partenaires sociaux ont finalisé un texte permettant de « mieux prévenir ces agissements, les réduire et si possible les éliminer ». Cette négociation, entamée en octobre 2009, s'appuie sur un accord-cadre européen, signé en avril 2007. L'accord trouvé hier « va plus loin que l'accord européen, sans le dénaturer », a expliqué Benoit Roger-Vasselin (Medef).

L'employeur [...] procédera à l'examen des situations de harcèlement et de violence au travail, lorsque de telles situations sont constatées, y compris au regard de l'ensemble des éléments de l'environnement de travail : comportements individuels, mode de management, relations avec la clientèle, mode de fonctionnement de l'entreprise... », précise le texte. Les partenaires sociaux ont également identifié des populations qui peuvent être plus affectées, comme « les personnes potentiellement exposées à des discriminations », les femmes ou les employés en contact avec le public, potentiellement victimes d'incivilités.

Les syndicalistes doivent désormais présenter le texte à leurs instances, mais déjà plusieurs d'entre eux ont donné un avis positif. « Cet accord va être utile aux salariés et aux entreprises », a affirmé Jean-Louis Malys (CFDT), même s'il manque « un peu d'opérationnalité ». Christine Guinand (CGT) a évoqué « un compromis acceptable ». « Le texte est recevable », a ajouté Jean-Marc Bilquez (FO), satisfait de voir inscrit dans l'accord une référence aux branches professionnelles qui « s'emploieront à aider les entreprises à trouver des solutions adaptées » pour mettre en place un « environnement de travail équilibré », notamment en cas de réorganisation ou restructuration.