Des manifestations modestes

Publié le 24/11/2010
Les syndicats ont signifié au gouvernement qu'ils ne passaient pas par pertes et profits la réforme des retraites avec hier encore des rassemblements.
Des manifestations modestes
Des manifestations modestes
Les syndicats ont signifié au gouvernement qu'ils ne passaient pas par pertes et profits la réforme des retraites avec hier encore des rassemblements.

Le Républicain Lorrain, Mercredi le 24 Novembre 2010 / IG /

 

Par la journée d'action d'hier, les syndicats CGT, CFDT, FSU, Solidaires et Unsa entendaient montrer que « la page' retraites' n'est pas tournée », notamment avec le début demain des négociations syndicats-patronat sur les retraites complémentaires. La preuve en est que, le même jour, Renault annonçait avoir proposé aux syndicats un dispositif de départ anticipé à la retraite au titre de la pénibilité.

A Paris, le numéro un de la CGT Bernard Thibault, pour qui Nicolas Sarkozy « se fout » de l'opinion des syndicalistes, est venu redire que l'heure n'était pas au renoncement.

Les syndicats voulaient aussi remettre au centre du débat les questions d'emploi, de salaires et des conditions de travail. FO, la CFTC et CFE-CGC se sont tenus à l'écart, jugeant que les manifestations sur les retraites n'étaient plus de saison. L'intersyndicale va continuer à se réunir pour actualiser la plate-forme revendicative commune de janvier 2009.

A Paris, entre 9 et 10 000 manifestants selon la CGT - 3 200 selon la police - ont défilé. Partout, on était loin des manifestations de masse à répétition en septembre-octobre. Selon les chiffres définitifs du ministère de l'Intérieur, publiés en fin d'après-midi, environ 52 000 personnes ont défilé hier. En province, les rassemblements ont souvent ciblé les préfectures, les sièges locaux du Medef et les permanences UMP, avec des affluences variables.

En Lorraine

La 9e mobilisation contre la réforme des retraites, a réuni à Metz, à peine 600 personnes selon la police, entre 500 et 1 000, aux dires des syndicats. Dans les rangs désertés par certaines organisations syndicales, FO en tête, l'heure n'était pourtant pas à la capitulation.

A Nancy, deux à trois cents personnes ont manifesté hier soir. Le cortège est passé devant la permanence du député UMP Laurent Hénart, avant de rejoindre la préfecture de Meurthe-et-Moselle. Participaient notamment à ce cortège la CGT, la CFDT et Solidaires.