Intersyndicale de l'université :un appel à l'équilibre nord-sud

Publié le 08/10/2011
L'université de Lorraine, telle qu'elle se profile, ne fait pas l'unanimité. L'intersyndicale messine dénonce ainsi des déséquilibres intolérables.
Intersyndicale de l'université :un appel à l'équilibre nord-sud
Intersyndicale de l'université :un appel à l'équilibre nord-sud
L'université de Lorraine, telle qu'elle se profile, ne fait pas l'unanimité. L'intersyndicale messine dénonce ainsi des déséquilibres intolérables.

© Le Républicain Lorrain, Samedi le 08 Octobre 2011 / Région

L'université de Lorraine (UdL), sous la forme qui a été imaginée, est loin d'être idéale selon nous. Et qu'on arrête de nous dire que c'est parce que nous avons peur de Nancy : c'est faux ! » Gérard Caussaint, délégué départemental Moselle du SNPTES, est manifestement irrité. Comme les autres représentants de l'intersyndicale messine - Snesup, Sgen-CFDT, Sup'Recherche Unsa et CGT - du reste. « Aujourd'hui, les choses nous semblent insuffisamment énoncées pour garantir le nécessaire équilibre entre Nancy et Metz au sein de l'ensemble », précise encore le syndicaliste. En cause, l'ancrage des pôles de recherche lorrains sur le territoire dont « aucun » ne sera domicilié à Metz : « Il faut dire et redire à nos politiques que l'IRT, certes implanté sur Metz, ce n'est pas l'université. Qu'on cesse donc de l'agiter comme compensation : nous voulons parler de recherche fondamentale... Là, le compte n'y est pas... Même le pôle 'Eau, sol, terre' sera finalement nancéien. En dépit de l'importance historique de l'écologie à Metz... Il y avait un espace pour négocier cette implantation en Moselle et il ne s'est rien passé », affirme encore, dépité, Gérard Caussaint. Un « déséquilibre » préjudiciable à la stabilité de la construction et qui pèse sur le niveau d'adhésion des personnels qu'elle suscite. Cela d'autant qu'il en est, par exemple, « de même pour les directions administratives réorganisées qui seront toutes nancéiennes également », poursuit Gaël Ryk (Sgen-CFDT).

Technocratie 

L'adhésion au projet « est d'autant moins garantie que l'UdL est le fruit d'une élaboration essentiellement technocratique, sans concertation, sans consultation... Finalement sans démocratie », dénoncent Katalin Por (Snesup) et Stéphane Leymarie (Sup'Recherche UNSA). Un déficit de dialogue qui devra absolument être corrigé, selon l'intersyndicale : « Il reste des marges de manoeuvre aujourd'hui : la loi est écrite mais il y a l'esprit de la loi. Les mois qui viennent seront décisifs avec les élections aux conseils, celle du président, etc. Nous devons aller vers plus de co-construction. C'est une idée-force que nous ferons entendre dans les débats qui vont débuter. »

H. B.