La colère des nounous

Publié le 09/04/2010
Elles sont venues en force de Moselle et Meurthe- et-Moselle, mais peut-être plus encore des Vosges, avec des délégations de La Bresse, Epinal, Vittel, Thaon, Remiremont...
La colère des nounous
La colère des nounous
Elles sont venues en force de Moselle et Meurthe- et-Moselle, mais peut-être plus encore des Vosges, avec des délégations de La Bresse, Epinal, Vittel, Thaon, Remiremont...

Vendredi 09 Avril 2010, © L'Est Républicain / REGION

 
Toul. Elles sont venues de toute la région.
 14 h ce jeudi, devant la permanence parlementaire à Toul. Calicots et banderoles s'élèvent au-dessus des têtes. « Oui à un service de qualité pour les bébés ». « Non à la dégradation de la qualité de l'accueil »
A l'appel du collectif « Pas de bébés à la consigne ! » les professionnelles de la petite enfance, accompagnées de parents, demandent le retrait du décret sur l'accueil collectif et réclament « un plan d'urgence » pour aider une profession bien discrète, d'ordinaire.
En Lorraine, beaucoup avaient choisi de manifester leur mécontentement devant la permanence que la Secrétaire d'Etat à la Famille et à la Solidarité partage avec son suppléant Philippe Morenvillier. A 14 h 30, sifflets et tambourins ne parvenaient pas à couvrir le chant du jour : « Ohé, ohé, Morano, nous ne naviguerons pas sur tes flots... »
« Nous sommes mobilisés pour dénoncer l'insécurité matérielle et affective pour les enfants, le stress des professionnelles », lâche une déléguée CFDT. « Nous réclamons le retrait du décret, l'amélioration des taux actuels de professionnels qualifiés et des ratios d'encadrement, un plan ambitieux pour créer 400.000 places d'accueil manquantes », ajoute une représentante du collectif. « Nadine Morano ne comprend pas nos inquiétudes » renchérit une autre.
La secrétaire d'Etat, qui a donné sa position hier dans nos colonnes, a dépêché hier en terre lorraine son conseiller à la petite enfance. Michel Rapinat a fait l'aller-retour en TGV pour rencontrer une délégation de sept personnes, en compagnie du député de la circonscription. « La consigne pour le gouvernement, c'est tout pour les bébés ! » confie-t-il. Il évoque un texte « très important, qui tient compte des besoins des enfants, de leurs parents, et bien évidemment des souhaits exprimés par les représentants des structures, comme par les collectivités locales. C'est un processus de concertation entamé il y a plus de dix-huit mois », ajoute l'émissaire du secrétariat d'Etat. Pendant l'entretien avec la délégation, les manifestantes, rejointes par les élus communistes de la ville de Toul, ont défilé dans les rues.


 

Michel BRUNNER

Pas de bébés à la consigne : cela aurait pu paraitre dans l'Est Républicain