Le bâtiment de l'après-Gandrange

Publié le 06/10/2010
C'est au dernier moment qu'Hervé Bourrier, directeur général France, a glissé à l'oreille des élus la venue d'Aditya Mittal. Le jeune directeur financier du groupe sidérurgique a modifié son emploi du temps pour visiter au pas de charge les nouveaux locaux.
Le bâtiment de l'après-Gandrange
Le bâtiment de l'après-Gandrange
C'est au dernier moment qu'Hervé Bourrier, directeur général France, a glissé à l'oreille des élus la venue d'Aditya Mittal. Le jeune directeur financier du groupe sidérurgique a modifié son emploi du temps pour visiter au pas de charge les nouveaux locaux.

 

 

Photo Pierre HECKLER

Aditya Mittal, fils de Lakshmi, et directeur financier du groupe sidérurgique, a fait une apparition surprise, hier matin, lors de l'inauguration du Centre de formation des métiers de l'acier entre Thionville et Yutz.

ce bâtiment, c'est un peu le nôtre, plaisante à moitié Edouard Martin, délégué CFDT ArcelorMittal, lors d'un aparté avec Hervé Bourrier, directeur-général France du géant de l'acier. Une salle au moins aurait pu être baptisée 'Gandrange'. »

Et pour cause, le Centre de formation des métiers de l'acier, construit dans l'enceinte du Cefasim, centre d'apprentissage industriel Thionville-Yutz, vient directement du package revitalisation d'ArcelorMittal suite à la fermeture de Gandrange fin mars 2009...

Plus d'1,5 MEUR d'investissement, soixante jeunes formés en alternance en BTS et bac pro, jusqu'à cent-quatre-vingts d'ici trois ans. Des jeunes, assure Hervé Bourrier, « formés aux nouveaux métiers de la sidérurgie dans le but de les embaucher sur nos différents sites lorrains ». Autant dire qu'hier, la symbolique était plus que forte pour tous les élus du Nord-mosellan et autres forces vives du monde économique. Tous ont apprécié la présence d'Hervé Bourrier, maître de cérémonie, sans se douter de l'apparition aussi rapide qu'inattendue du jeune directeur financier, Aditya Mittal. Le trentenaire à l'allure juvénile a modifié son emploi du temps qui le menait du Luxembourg à l'Alsace pour visiter les nouveaux locaux thionvillois.

En anglais, il s'est notamment entretenu avec les étudiants présents, ponctuant sa venue d'un : « Ne reste plus qu'à remplir le bâtiment. » Vrai que les salles étaient vides... Il s'en est étonné...