Les retraités inquiets dans les rues

Publié le 25/02/2010
En Lorraine, comme partout en France les retraités ont réclamé une hausse des pensions et un renforcement de l'assurance maladie.
Les retraités inquiets dans les rues
Les retraités inquiets dans les rues
En Lorraine, comme partout en France les retraités ont réclamé une hausse des pensions et un renforcement de l'assurance maladie.

Le Républicain Lorrain, Jeudi le 25 Février 2010. / Lorraine / Société 

 

A Metz, comme à Nancy, les retraités se sont retrouvés devant la préfecture.
METZ. - Josselin touche le minimum vieillesse. 580 € par mois, ça ne pèse pas lourd face au coût de la vie en constante hausse. « Quand on a toujours travaillé, on ressent beaucoup d'injustice. » Le sentiment est partagé par les 150 manifestants présents hier matin, devant la préfecture de la Moselle, à Metz. A travers les conversations de ces retraités inquiets, rassemblés à l'appel de la CGT, on perçoit des épisodes de vie difficiles. « Nos retraites baissent, la vie augmente. Moi je ne peux plus changer de voiture avec le peu que je gagne, soupire Murielle, une sexagénaire en pleine forme. J'habite en campagne, j'ai pas les moyens de me déplacer comme je le voudrais. La vie est dure pour tout le monde mais les anciens sont complètement oubliés. » Jean-Claude Kremer, secrétaire de l'union syndicale des retraités de Moselle pour la CGT est certain, pourtant, que « l'expérience des aînés est une richesse pour la société. Le gouvernement doit absolument trouver des solutions pour qu'on ne vive pas à la marge. Cette manifestation nationale est un premier pas. Pas le dernier. »
NANCY. - Les organisations syndicales de retraités CFDT-CFE, CGC-CGT-FO-FSU-UNSA et FGR FP se sont regroupées dès 10h sur la Place Stanislas. Elles dénoncent de trop basses retraites qui réduisent le pouvoir d'achat, et le coût de plus en plus onéreux des maisons de retraites (environ 2 200 € par mois impossible à financer avec une pension de 1 100 €). « La dépendance est un problème qui nous inquiète. Nous ne voulons pas que nos familles aient à s'occuper de nous », explique Jean-Pierre Balberde, secrétaire départemental de l'Unsa retraité.
Les secrétaires des principaux syndicats ont rencontré, une heure plus tôt, le sous-directeur du cabinet du préfet, Alexandre Schul. Les syndicats ont demandé le minimum du SMIC pour tous les retraités ainsi que des solutions en cas de perte de conjoint qui place le survivant en situation de précarité. « On veut que l'Etat s'engage sur la question de l'assurance. Aujourd'hui, pour être assuré, il faut être bien portant », se désole René Pommier, secrétaire général d'USR-CGT. Enfin, Bernard Rudeau de la CFDT s'inquiète pour l'association d'aide à domicile pour les personnes âgées (Adapa), qui est actuellement en redressement judiciaire et emploie 800 personnes au service de 5 000 personnes âgées. Une quarantaine de licenciements ont déjà eu lieu. Le 23 mars prochain, les syndicats rencontreront le préfet.
BRIEY. - La sous-préfecture, lieu traditionnel de rassemblement pour exprimer son mécontentement. Les retraités n'ont pas dérogé à la règle hier en début d'après-midi. Ils étaient une centaine, emmenés par la CGT Retraités et veuves de la sidérurgie et la CFDT, à réclamer une augmentation de leurs pensions. Fait inhabituel : le sous-préfet est descendu de son bureau pour se mêler aux manifestants. Avant de remonter avec une délégation pour écouter, plus au calme, les doléances des seniors.