Les salariés de Carpenter dans la rue à Huningue ( L'ALSACE, DNA / JE. 13 SEPT. 2018 )

Publié le 13/09/2018

Les salariés du site huninguois de l'entreprise Carpenter, spécialisée dans la mousse de polyuréthane, attendaient beaucoup de la dernière réunion de négociation du PSE (plan de sauvegarde de l'emploi), hier matin. Et leur déception a été grande lorsque les représentants syndicaux leur ont annoncé que la direction refusait les contre-propositions qu'ils avaient relayées.


Il était notamment question de revoir à la hausse le montant de la prime extra-légale, qui s'élève pour l'heure à 8 000 EUR. La demande des salariés avait évolué depuis les conclusions du rapport de l'expert-comptable, qui faisaient état des « très bons résultats financiers de l'entreprise », souligne Fatima Bouhmala, déléguée syndicale CGT. Les employés souhaitaient que 50 000 EUR soient accordés, les syndicats ont finalement opté pour une prime de 20 000 EUR, à laquelle s'ajoutait 1 000 EUR par année d'ancienneté. Mais là aussi, le refus de la direction a été catégorique.

La grève se poursuit

En grève depuis ce lundi, les salariés ont donc décidé, ce mercredi en fin de matinée, après avoir appris que la direction avait validé le PSE unilatéralement sans l'accord des syndicats et sans tenir compte des changements demandés, de se rendre dans les bureaux de l'entreprise pour exprimer leur colère. 

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« On a voulu faire avancer les choses tranquillement, mais ça n'a pas payé »,

regrette Roland Bach, le délégué syndical CFDT.

.../... Mais la majorité des 64 salariés sont bien décidés à être plus actifs, comme ce mercredi après-midi, lorsqu'ils ont défilé dans les rues de la ville avant d'attendre le directeur général du groupe France, Frank Sander, pour lui parler notamment des répercussions sur leur vie privée et professionnelle.

La plupart des grévistes devraient d'ailleurs poursuivre le mouvement ce jeudi et peut-être les jours suivants. Jusqu'à la prochaine échéance ? Ce sera le 26 septembre prochain lors de la présentation du PSE par la direction. La Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) prendra ensuite le relais pour valider ou non ce PSE.

« Le rapport de l'expert-comptable nous est favorable. Le motif économique pour la fermeture n'est pas avéré et on espère que cela sera pris en compte », explique Roland Bach