Les trois chantiers prioritaires de l'Orme

Publié le 05/10/2010
Le temps de la réflexion, des propositions est passé. Les acteurs de l'Orme, l'Observatoire régional des mutations économiques passent aux choses concrètes et ciblent trois actions prioritaires.
Les trois chantiers prioritaires de l'Orme
Les trois chantiers prioritaires de l'Orme
Le temps de la réflexion, des propositions est passé. Les acteurs de l'Orme, l'Observatoire régional des mutations économiques passent aux choses concrètes et ciblent trois actions prioritaires.

 La région doit montrer qu'elle ne subit pas les mutations. Ces chantiers doivent faire émerger une Lorraine qui agit et qui rebondit ! » Bernard Niquet, le préfet de Région avait lancé en ces termes l'automne dernier, la vaste réflexion sur les mutations économiques. Une année plus tard, après le télescopage des ateliers sur les mutations économiques avec ceux des Etats généraux de l'Industrie, le foisonnant travail des acteurs institutionnels et décideurs du monde économique semble avoir débouché sur de réelles avancées et un organisme nouveau : l'Orme, l'Observatoire régional des mutations économiques. La réunion de l'observatoire a permis de dégager un plan d'action. « Nous allons nous concentrer sur trois actions prioritaires qui aboutiront à des réalisations concrètes », assure Eric Pierrat, commissaire à la réindustrialisation.Mieux orienter les PME

Les trois chantiers prioritaires sont les suivants : une meilleure information et orientation des PME, identifier et structurer les filières stratégiques en Lorraine, expérimenter une gestion territoriale de l'emploi et des compétences. Pour le premier, il s'agit d'aider les PME à s'y retrouver dans le maquis des aides.

Le site gouvernemental http://www.aides-entreprises.fr a recensé, à ce jour, 697 types d'aides en Lorraine ! Parvenir au guichet unique qu'espèrent les entrepreneurs semble impossible, mais un peu de coordination devient indispensable. Méthodologie, diffusion de bonnes pratiques pour un meilleur accès à ces dispositifs sont envisagés. C'est un début. L'approche des filières vise à consolider celles qui existent, en les ancrant mieux dans leur territoire, en créer de nouvelles. Enfin, cinq bassins sont retenus dans la troisième action de GPEC (Gestion des emplois en compétences), le Bassin houiller en difficulté, le sud meusien en devenir autour du centre expérimental de Bure, les vallées de la Meurthe et de la Moselle dans les Vosges avec le papier carton comme secteur dominant, le Toulois et Saint-Dié pour le développement de projets en cours.

78,1 millionsdéjà engagés

Pour piloter tout cela, un Clam (Comité de liaison de l'anticipation des mutations) a été créé. « La démarche était positive, la création du CLAM, les trois priorités démontrent le bien-fondé de cette action pour que la Lorraine cesse de subir les mutations », se félicite Alain Gatti, secrétaire général de la CFDT. « Nous avons là un bon outil », reconnaît Laurence Demonet, vice-présidente de la Région. Jean-Marc Frohard de la Datar (Direction de l'aménagement du territoire) salue le travail mené par l'Orme en Lorraine, très en avance sur les autres régions. Catherine Lagneau, de la Direccte, pouvait annoncer l'engagement de 78,1 MEUR des 90 MEUR de l'enveloppe financée à parts égales par l'Etat et la Région dans le cadre d'une convention de développement, qui s'applique justement à l'anticipation des mutations industrielles. Elle avait été signée en 2007 pour renforcer le contrat de projets 2007/2013. Mais le plus gros (52 MEUR) a été absorbé par des actions spécifiques face à la crise.

Bernard KRATZ