Personnels de greffe en souffrance

Publié le 07/06/2011
Les délégués syndicaux de la CFDT Justice de Lorraine sentaient bien que les personnels de greffe allaient mal.
Personnels de greffe en souffrance
Personnels de greffe en souffrance
Les délégués syndicaux de la CFDT Justice de Lorraine sentaient bien que les personnels de greffe allaient mal.

Le Républicain Lorrain, Mardi le 07 Juin 2011 / Région /

 

 Stress, surcharge de travail, manque de reconnaissance professionnelle, ça coince partout. Pour en être certains, ils ont lancé en mars dernier une enquête auprès de 700 fonctionnaires des ressorts des cours d'appel de Metz et de Nancy. Ils ont reçu un tiers de réponses. « Notre enquête n'est pas un sondage, elle n'a aucune valeur scientifique, mais elle est une bonne échographie de la situation », avertit Maurice Schreyrer, de la CFDT 54. Les résultats de cette première du genre confirme le ressenti de la CFDT. « 52 % du personnel vient au travail à reculons et 82 % ne s'y épanouissent pas », résume Maurice Schreyrer. Si les situations sont contrastées suivant les juridictions, elles s'échelonnent de « particulièrement grave à préoccupante », même si le syndicat ne veut pas stigmatiser les tribunaux lanternes rouges. « Il y a des endroits où cela va très mal », tribunaux d'instance d'Epinal et de Metz, par exemple. Le travail de la CFDT permet aussi de pointer « le divorce entre le personnel et les chefs de juridiction, 79 % pensent qu'ils ne sont pas à l'écoute des agents et dans une moindre mesure avec les greffiers en chef », mais pour ces derniers les sondés estiment qu'ils sont « sous l'influence de la hiérarchie ». La seule note positive est le regard des personnels de greffe sur les magistrats « 74 % d'entre eux pensent qu'ils leur font confiance et les respectent et pour 72 % qu'ils reconnaissent leurs compétences professionnelles. Il y a donc un changement d'attitude de la part des magistrats quand ils deviennent chefs de juridiction », conclut la CFDT. Les résultats de l'enquête serviront de support dans les discussions que le syndicat aura dans les différentes commissions ad hoc.

M.- O.N.