Rectorat occupé symboliquement

Publié le 20/03/2012
Une trentaine de militants du syndicat Sud Éducation Lorraine ont réussi à rentrer dans le rectorat
Rectorat occupé symboliquement
Rectorat occupé symboliquement
Une trentaine de militants du syndicat Sud Éducation Lorraine ont réussi à rentrer dans le rectorat

© Le Républicain Lorrain, Mardi le 20 Mars 2012 / Région /

 

 Photo Clotilde VERDENAL

 

Cette manifestation-là n'avait pas été prévue. Une trentaine de militants de Sud Éducation Lorraine sont arrivés, hier matin, plutôt discrètement, au rectorat, à Nancy. Les portes n'étaient pas fermées et ils ont réussi à investir les lieux. « Il s'agit pour nous d'une occupation symbolique, pour dénoncer le fait que la population se voit dépossédée de ses services publics », explique l'un des membres de Sud, Pierre Priqueler.

Aujourd'hui à Metz

« Nous voulons rappeler que c'est notre école », ajoute Emilie Chanterin, autre participante au mouvement. Ils ont pique-niqué dans la salle d'attente du recteur. Celui-ci était absent. Les occupants ont rencontré uniquement le directeur de cabinet du recteur. Des banderoles ont été accrochées aux fenêtres, bien visibles de la rue.

Les syndicalistes sont ressortis à 14h30, pour la manifestation officielle, à l'appel d'une intersyndicale réunissant l'UNSA, la FSU, FO, la CFDT, Sud et la CGT. La police a dénombré environ trois cents personnes. Elles ont réclamé l'annulation des 804 suppressions de postes prévues à la prochaine rentrée dans l'académie de Nancy-Metz, dans le primaire et le secondaire.

Les représentants syndicaux au comité technique académique, qui s'est tenu hier, ont tous voté contre, de manière unanime. Mais cette opposition n'empêche pas l'application des mesures prévues. « Le changement, ce n'est pas pour maintenant », a regretté François Wey, un des porte-parole de la FSU.

En Moselle, les militants exprimeront leur mécontentement, aujourd'hui, en organisant une manifestation devant la préfecture de Metz.