Retrouver le plaisir de la machine à café

Publié le 11/10/2011
Quel travail veut-on demain ? L' Association régionale pour l'amélioration des conditions de travail (ARACT) a fêté ses vingt ans en débattant sur la meilleure façon d'améliorer les conditions de travail.
Retrouver le plaisir de la machine à café
Retrouver le plaisir de la machine à café
Quel travail veut-on demain ? L' Association régionale pour l'amélioration des conditions de travail (ARACT) a fêté ses vingt ans en débattant sur la meilleure façon d'améliorer les conditions de travail.

© Le Républicain Lorrain, Mardi le 11 Octobre 2011 / Moselle Actualités /

 

 
C'est l'inconnu qui génère le stress ! Travaillons à diminuer l'inconnu ! » « Rétablissons la confiance pour travailler m ieux ! » « La formation tout au long de la vie ça aide ! » « L'avenir de l'entreprise c'est l'enjeu commun du salarié et du manager ! » « Travailler moins... pour gagner plus ! » Saisis au vol dans la salle parmi les nombreux auditeurs, ces petits aphorismes ont joliment conclu le forum pour l'amélioration des conditions de travail organisé à l'Arsenal de Metz par l'Aract Lorraine (Association régionale pour l'amélioration des conditions de travail) qui célébrait à cette occasion son 20e anniversaire. Une manifestation qu'ont tenu à honorer Christian Lavernée préfet de région, Jean-Pierre Masseret président du conseil régional et Roger Cayzelle du Cese (Conseil économique, social et environnemental) afin de marquer « tout l'intérêt qu'il porte à la qualité des conditions de travail. » Le forum confirme une évidence : « Point de compétitivité, de performance de l'entreprise si les conditions de travail ne sont pas de qualité. Elles conditionnent, dynamisent ou handicapent nos entreprises. Et ça passe par une sécurisation des parcours professionnels, une valorisation des compétences, un véritable dialogue social ! » a résumé Alain Gatti le président régional de l'Aract. « La Lorraine à force de crises, de mutations et restructurations dans l'industrie vit un lien très particulier avec l'organisation du travail », confirme Jean-Baptiste Obeniche, directeur général de l'Anact, l'association nationale vieille de quarante ans.
Les TMS relégués par le RPS

Un des ateliers du forum était consacré aux RPS, les risques psychosociaux. Ils semblent avoir repoussé les TMS, troubles musculo-squelettiques au second plan des maladies professionnelles. « Selon l'Assurance-maladie, le nombre de maladies d'origine professionnelle ne fait qu'augmenter. Et 9 sur 10 concernent des TMS. Il est inquiétant de constater un relâchement dans la prévention de ces maladies au sein des entreprises. Celles-ci travaillent trop à l'arrache et n'ont plus le temps de faire participer les salariés à une véritable action de prévention », constate Jean-Michel Schweitzer, ergonome de métier et directeur de l'Aract.

En attendant, le débat sur le travail que l'on veut demain a mis en relief les attentes des salariés. Ils veulent échapper à la pression « du toujours plus ! » Patrick Pierron, de la CFDT plaide « pour organiser un vivre et travailler mieux ensemble ! » en évoquant l'aspect intergénérationnel dans l'entreprise, l'échange entre seniors et jeunes. Jean-François Naton de la CGT « veut retrouver le temps du plaisir de la machine à café. » François Pellet du Medef leur tend la main en demandant aux « chefs d'entreprise de prendre en compte le besoin de participation des salariés quand ils s'expriment. »

B. K.