Retrouver le plaisir de la machine à café...

Publié le 17/10/2011
Quel travail veut-on demain ? L'Aract Lorraine a fêté ses 20 ans en débattant sur la meilleure façon d'améliorer les conditions de travail.
Retrouver le plaisir de la machine à café...
Retrouver le plaisir de la machine à café...
Quel travail veut-on demain ? L'Aract Lorraine a fêté ses 20 ans en débattant sur la meilleure façon d'améliorer les conditions de travail.

© Le Républicain Lorrain, Lundi le 17 Octobre 2011 / MMN /

 

 
C'est l'inconnu qui génère le stress ! Travaillons à diminuer l'inconnu ! » ; « Rétablissons la confiance pour travailler m ieux ! » ; « La formation tout au long de la vie, ça aide ! » ; « L'avenir de l'entreprise, c'est l'enjeu commun du salarié et du manager ! » ; « Travailler moins... pour gagner plus ! »

Saisis au vol dans la salle parmi les nombreux auditeurs, ces petits aphorismes ont joliment conclu le forum pour l'amélioration des conditions de travail organisé à l'Arsenal de Metz par l'Aract Lorraine (Association régionale pour l'amélioration des conditions de travail) qui célébrait à cette occasion son 20e anniversaire. Une manifestation qu'ont tenu à honorer Christian Lavernée, préfet de région, Jean-Pierre Masseret, président du conseil régional, et Roger Cayzelle du CESE (conseil économique, social et environnemental).

Risques psychosociaux

Le forum confirme une évidence : « Point de compétitivité, de performance de l'entreprise si les conditions de travail ne sont pas de qualité. Elles conditionnent, dynamisent ou handicapent nos entreprises. Et ça passe par une sécurisation des parcours professionnels, une valorisation des compétences, un véritable dialogue social ! », a résumé Alain Gatti, le président régional de l'Aract.

« La Lorraine, à force de crises, de mutations et restructurations dans l'industrie, vit un lien très particulier avec l'organisation du travail », confirme Jean-Baptiste Obeniche, directeur général de l'Anact, l'association nationale vieille de 40 ans.

Un des ateliers du forum était consacré aux RPS, les risques psychosociaux. Ils semblent avoir repoussé les TMS, troubles musculo-squelettiques au second plan des maladies professionnelles. « Selon l'Assurance-Maladie, le nombre de maladies d'origine professionnelle ne fait qu'augmenter. Et 9 sur 10 concernent des TMS. Il est inquiétant de constater un relâchement dans la prévention de ces maladies au sein des entreprises. Celles-ci travaillent trop à l'arrache et n'ont plus le temps de faire participer les salariés à une véritable action de prévention », constate Jean-Michel Schweitzer, ergonome de métier et directeur de l'Aract.

En attendant, le débat sur le travail que l'on veut demain a mis en relief les attentes des salariés. Ils veulent échapper à la pression « du toujours plus ! ».

Patrick Pierron, de la CFDT, plaide « pour organiser un vivre et travailler-mieux ensemble ! », en évoquant l'aspect intergénérationnel dans l'entreprise, l'échange entre seniors et jeunes.

Jean-François Naton, de la CGT, veut « retrouver le temps du plaisir de la machine à café ».

François Pellet, du Medef (patronat), leur tend la main en demandant aux « chefs d'entreprise de prendre en compte le besoin de participation des salariés quand il s'exprime ».

B. K.