Un cheminot sur trois en grève

Publié le 04/02/2010
Hier, jour de grève des cheminots, la circulation des trains de voyageurs en Lorraine a été « un peu supérieure » aux prévisions du service garanti, selon la direction régionale de la SNCF.
Un cheminot sur trois en grève
Un cheminot sur trois en grève
Hier, jour de grève des cheminots, la circulation des trains de voyageurs en Lorraine a été « un peu supérieure » aux prévisions du service garanti, selon la direction régionale de la SNCF.

Le Républicain Lorrain, Jeudi le 04 Février 2010. / Lorraine / Société
 

 

Quatre TER sur cinq ont circulé sur le sillon lorrain, et près de trois sur quatre sur les autres lignes régionales. Quant aux TGV, les liaisons ont toutes été assurées en direction de Paris ; en ce qui concerne les liaisons avec les autres régions, on comptait un train sur deux.
Lancé par les quatre syndicats représentatifs à la SNCF (CGT, Unsa, Sud-Rail et CFDT), l'appel à la grève a été suivi par environ 32 % des cheminots lorrains, et à plus de 60 % par les conducteurs, selon les comptages réalisés par la CGT. La direction régionale a refusé pour sa part de publier ses propres estimations, mais elle admettait dans une communication interne un taux proche de 27 % de grévistes à la mi-journée, soit 885 grévistes sur 3 299 cheminots censés prendre leur poste.
La CGT conteste d'ailleurs les méthodes de recensement des grévistes utilisées par la direction de la SNCF, qui selon elle surestime le nombre d'agents « devant travailler ». Le syndicat calcule ses estimations à partir d'établissements tests répartis sur l'ensemble de la région.
La direction nationale de la SNCF a indiqué avoir recensé 28,4 % de grévistes alors que la CGT a compté 35,65 % de grévistes, et que les syndicats semblent diverger sur la suite à donner au mouvement.
Au-delà du mot d'ordre de grève national contre les réorganisations en cours à la SNCF, les syndicats de cheminots lorrains protestent contre les menaces qui pèsent sur le triage à Metz-Sablon, la plateforme de Pont-à-Mousson-Champigneulles ou encore le fret de Thionville. « Plus absurde encore, s'insurge David Donnez, de la CGT-Cheminots à Metz, l'entretien du matériel de Metz-Ville doit disparaître vers la fin de cette année, alors que la Région Lorraine a investi des millions d'euros pour la rénovation des TER. »