Université lorraine

Publié le 02/02/2012
Un nouveau président dans 26 jours
Université lorraine
Université lorraine
Un nouveau président dans 26 jours

© Vosges Matin, Jeudi le 02 Février 2012 / Région Vosges / Nancy + Est Répu Région

 

 

L'université appelée aux urnes la semaine prochaine. (Photo ER)

A 26 jours de l'élection du premier président de la toute nouvelle université unique de Lorraine, la validation des listes par la commission électorale lundi, démarre avec son lot de surprises : Luc Johann voit sa liste au conseil scientifique invalidée. Et Henry Coudane, doyen de la faculté de médecine qui, après avoir négocié avec Luc Johann, venait de se lancer dans la course, voit, lui, ses deux listes de professeurs et de maîtres de conférence au conseil d'administration, rayées des candidatures pour vices de forme.

Henry Coudane « prend acte de la décision de la commission électorale ». Luc Johann continue son combat puisque ses listes au conseil d'administration ont été confirmées.

Président enseignant-chercheur

Au total, au conseil d'administration seront présentées quatre listes de professeurs, quatre listes de maîtres de conférences, trois listes de personnel biatoss et quatre listes étudiantes. Sachant que deux cliquets conditionnent la composition des listes : la conjugaison géographique Metz-Nancy et antennes décentralisées - pour tenter de juguler les tentatives guerrières entre les deux métropoles -, et thématique entre les quatre domaines de l'université pluridisciplinaire (santé, sciences humaines, droit-éco-gestion, sciences et technologie).

Le nouveau président, qui sera forcément un enseignant-chercheur, sera issu d'une des listes de professeurs ou de maîtres de conférence. Les quatre listes ont été constituées par trois prétendants à la présidence et un collectif.

Outre Luc Johann, sont en compétition Pierre Mutzenhardt, ancien vice-président du conseil scientifique de l'université Poincaré, Jean-Louis Morel, professeur à l'Ensaia (école d'ingénieurs en agroalimentaire) -- qui fut en discussion avec Coudane et Johann -, Arnaud Mercier, professeur en sciences de l'information et de la communication, et le collectif qui s'est fait connaître sous le nom d'Obstinés.

A l'exception de ces derniers, les autres listes soutiennent le principe de la création de l'université de Lorraine, mais diffèrent sur les modalités et le calendrier qui ont conduit à la fusion et sur les modes de gouvernance.

Les programmes ne divergent pas fondamentalement et insistent sur la nécessaire subsidiarité d'un établissement parfois qualifié « d'usine à gaz ». Les polémiques -ouvertes, feutrées ou souterraines- portent davantage sur la personnalité et le tempérament des uns et des autres que sur le fond des dossiers lors des réunions publiques tenues dans les universités.

Le baromètre syndical ne sera pas à négliger : l'Unsa et le Snesup soutiennent Arnaud Mercier (sauf le Snesup de Nancy 2 noyau des Obstinés avec Sud et la CGT).

Le Sgen-Cfdt ne prend pas position, mais selon les sites, se divise entre Mercier, Mutzenhardt et Johann.

Philippe RIVET