Expression Cfdt sur la réforme des retraites

Publié le 22/01/2010
Les déclarations récentes de la confédération CFDT par l'intermédiaire de son secrétaire général, François Chérèque, ou de son secrétaire national chargé du dossier des retraites, Jean Louis Malys, et les interprétations qui en ont été faites par une partie de la presse ont suscité un vif émoi dans la CFDT et dans notre milieu professionnel où nos camarades bien intentionnés des autres organisations syndicales se sont fait un plaisir de relayer la couverture médiatique de ces expressions.
Expression Cfdt sur la réforme des retraites
Expression Cfdt sur la réforme des retraites
Les déclarations récentes de la confédération CFDT par l'intermédiaire de son secrétaire général, François Chérèque, ou de son secrétaire national chargé du dossier des retraites, Jean Louis Malys, et les interprétations qui en ont été faites par une partie de la presse ont suscité un vif émoi dans la CFDT et dans notre milieu professionnel où nos camarades bien intentionnés des autres organisations syndicales se sont fait un plaisir de relayer la couverture médiatique de ces expressions.

Le contexte
Rappelons deux éléments de contexte qui ne sont pas étrangers à la propagation rapide de ces expressions de la CFDT :
- La CFDT tient son congrès confédéral du 7 au 11 juin à Tours : ce sera bien sûr l'occasion de mener un débat sur le fond en ce qui concerne le financement de retraites.
Mais c'est aussi un moment de fragilisation pour notre organisation sur laquelle les projecteurs seront tournés  alors que les pouvoirs publics auront lancé la consultation des partenaires sociaux sur le sujet du financement des retraites ( Et qui nous dit aujourd'hui que les décisions gouvernementales ne seront pas déjà prises avant ?)
- Les élections en CAP devrait vraisemblablement avoir lieu aux Finances en décembre 2010 (même si toutes les organisations syndicales plaident pour un report en 2011 après l'achèvement du processus de la fusion des corps à la DGFIP)


Nous sommes donc en pré-campagne électorale et le relais d'informations sur la CFDT qui peuvent lui nuire n'est pas faite pour desservir les intérêts de ceux qui les propagent.


L'objet du litige
Ce qui pose problème dans l'expression des responsables CFDT et surtout de la manière dont elle a été retranscrite, ce serait leur volonté d'aligner les conditions de calcul des pensions des fonctionnaires (en fonction du traitement à l'indice acquis les 6 derniers mois) sur celui des salariés du privé (rémunération moyenne des 25 meilleures années) 


La mise au point de la CFDT, via les responsables confédéral du dossier.
Vous trouverez en PJ la mise au point effectuée par Jean-Louis Malys qui précise :

- dans quelles conditions la CFDT est favorable à un rapprochement des deux régimes (afin de faciliter la prise en charge des polypensionnés qui ont effectué une partie de leur carrière dans le privé et une autre partie dans le public)

- que supprimer le critère des 6 derniers mois ne ferait qu'abaisser le niveau de pension d'un grand nombre de fonctionnaires et que la CFDT envisage la réforme sur une toute autre échelle (30 ans) que sur un bricolage à court terme.


Le positionnement de la CFDT Finances Lorraine
- les responsables confédéraux ont commis en l'espèce ' faute de communication digne de débutants '. A ce niveau d'expérience syndicale, on doit avoir une expression claire, non susceptible de manipulation.

Nous avons donc pris la décision d'écrire à ces responsables pour leur exprimer notre colère devant une telle communication calamiteuse et ses répercussions possibles dans notre milieu, où nous nous efforçons de faire vivre une CFDT offensive et attractive.

- la suppression du critère des 6 derniers mois aurait effectivement pour conséquence d'abaisser le niveau des pensions. Il n'est donc pas envisageable d'accepter cette mesure pour une organisation comme la CFDT qui depuis la réforme Balladur de 1993 (passage des 10 meilleures années au 25 meilleures années pour le calcul de la pension des salariés du privé) n'a cessé de dénoncer la baisse du niveau des pensions et a tout fait pour mettre en avant dans la réforme de 2003 le relèvement du niveau des pensions (retraite minimale revendiquée à 100% du SMIC, contreparties négociées pour les fonctionnaires, comme la possibilité de racheter les années d'études, de cotiser à temps plein pour les temps partiels, la mise en place de la retraite additionnelle sur une partie des primes, la validation d'années de cotisation supplémentaires pour les personnels soignants.)

- la suppression de ce système pour les fonctionnaires n'apporterait que très peu de ressources en regard des immenses besoins de financement des retraites dus au déséquilibre démographique et à l'impact du chômage de masse.

- De plus et c'est un élément technique du dossier indiscutable : cette éventuelle économie 'faite sur le dos des fonctionnaires ' ne pourrait être pas affectée au financement des autres régimes de retraites puisqu'il ne s'agit que de diminuer le poste budgétaire de l'Etat qui prévoit le paiement des traitements et des pensions .
- A l'occasion du congrès confédéral, notre syndicat défendra avec conviction les revendications votées au congrès de la Fédération de La Rochelle en octobre 2008 et dont l'essentiel peut - être ainsi résumé :

• Un maintien de la référence à l’âge de 60 ans pour le droit à liquidation des retraites.

Un maintien du taux plein de remplacement égal au minimum à 75 %

la conservation du calcul du revenu de remplacement des fonctionnaires sur la base du traitement acquis dans les 6 derniers mois de carrière

Un minimum vieillesse égal au SMIC

Une progression du niveau des retraites au moins égale au niveau de l’inflation

L'arrêt de la pénalisation des carrières accidentées ; c'est le cas en particulier des femmes cumulant un certain nombre de désavantages (par exemple le temps partiel) qui ont vu leur situation se dégrader après 2003.

Une meilleure prise en compte de la pénibilité précédée d'un réel recensement des métiers pénibles, dans le périmètre de la fédération.