Reconnaissance du cancer du sein de cette infirmière lié à ses 25 ans de travail de nuit (RL/7 mars 2026)

  • Santé et Qualité de Vie au Travail

Le tribunal administratif de Marseille vient de reconnaître l’imputabilité du cancer du sein d’une infirmière à son travail de nuit. Sylvie .../... originaire de Moselle, a exercé durant 25 ans.../... Sa maladie s’est déclarée en 2014. Après sept ans de combat, le lien entre les deux a finalement été établi. Son dossier a été porté par la section CFDT mineurs de Freyming-Merlebach.

« J’ai commencé à travailler de nuit pour pouvoir m’occuper de mon jeune fils le reste du temps. Je travaillais de 20h30 à 6h30. Je dormais trois ou quatre heures le jour. Je savais que je manquais de sommeil mais je n’imaginais pas que ce travail pouvait à ce point me faire du mal. » Sylvie Pioli, aujourd’hui âgée de 68 ans, a été infirmière polyvalente .../...

Durant ces 25 années, cette femme originaire de Froidcul à Moyeuvre-Grande en Moselle, fille de mineur, a travaillé exclusivement de nuit à raison de 140 postes par an.

En 2014, après avoir repéré une boule grâce à l’autopalpation, elle apprend qu’elle souffre d’un cancer du sein. .../... En parallèle de son lourd traitement, l’infirmière entreprend des recherches. « J’ai trouvé les études qui expliquent le lien entre les deux. Je suis tombée des nues. J’ai ressenti beaucoup de colère. Contre moi d’abord, de ne pas avoir été au courant de ça en tant qu’infirmière. Mais aussi contre ceux qui nous emploient et n’en ont jamais parlé. »

Sept ans de combat

En 2018, elle est mise en relation avec la section CFDT mineurs de Freyming-Merlebach, qui travaille ardemment à la reconnaissance du cancer du sein comme maladie professionnelle. La section soutient plusieurs dossiers similaires à celui de Sylvie Pioli et a déjà plusieurs victoires à son actif.

« Ils font un travail remarquable », appuie la retraitée. « Sans les membres du syndicat, je ne pourrais pas avancer. Car c’est un très long combat pour prouver que le travail est bien la cause de la maladie. »

Après trois expertises, des passages devant les commissions spécialisées et plusieurs refus, elle vient d’obtenir ce 3 février 2026, soit sept ans après le lancement de sa demande, la reconnaissance de l’origine professionnelle de sa maladie par le tribunal administratif de Marseille. .../...
 

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  • Républicain Lorrain

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