Visite de la CeA
Réponses évasives, avis réservé Huit jours après avoir « planché » devant les élus du conseil régional à propos du schéma régional de santé, la directrice générale de l’agence régionale de santé (ARS) du Grand Est, Virginie Cayré, est venue faire de même ce vendredi à Colmar, à la faveur de la séance plénière de la Collectivité européenne d’Alsace (CEA)
Attendue de longue date – il a semble-t-il été compliqué de trouver une date compatible avec son agenda digne d’un ministre –, l’intéressée a laissé son auditoire sur sa faim, en multipliant les réponses évasives, les précautions oratoires – « Je ne veux pas parler pour le ministre », « Cela relève d’abord de l’État », « C’est du ressort du gouvernement », etc. –, les généralités – « Ce sujet-là est remonté partout en France » – et les digressions farcies d’acronymes et de sigles en tous genres. Polis, ses hôtes n’en ont rien montré, mais beaucoup sont restés sur leur faim. Oralement du moins. Appelés à se prononcer à propos du schéma régional de santé juste après son départ, ils ont en revanche émis un avis « avec réserves », à l’unanimité moins une voix, venue de la majorité. Les nombreux « considérants » qui motivent cet avis reflètent sans doute aussi la frustration suscitée par l’audition de la directrice de l’ARS : « Absence de programmation pluriannuelle d’investissements et de formation des personnels de santé », « absence de stratégie forte en termes d’attractivité des métiers du sanitaire », « absence d’une réelle planification des soins primaires », « absence de réponse précise sur les enjeux de la désertification médicale », etc. Pas sûr que la date de la prochaine venue de Virginie Cayré soit plus facile à fixer.